arts visuels

Biennale de Lyon

Là où les eaux se mêlent


18/09 > 05/01/2020 -LYON, RHÔNE
Par Orianne Hidalgo-Laurier |
© The Mulch de Rebecca Ackroy. p. Matthias Kolb

Fabriquer un nouveau monde sur les ruines de l’ancien. Conçue comme un écosystème dans lequel naissent des œuvres inédites, la 15e édition de la Biennale de Lyon s’est emparée de la formule à plus d’un titre. D’abord matériel en investissant le site d’une usine, fermée en 2015, qui devient un cocon pour des êtres et des organismes mutants (Rebecca Ackroyd, Isabelle Andriessen). Ensuite économique en favorisant une production en lien avec les ressources du territoire, marqué par l’industrie mécanique, chimique et textile (Jean-Marie Appriou, Gaëlle Choisne). Enfin intellectuel en tirant les leçons de la hiérarchisation et de l’exploitation du vivant mais aussi de la financiarisation des relations humaines (Yu-Cheng Chou) pour leur préférer une dynamique transversale et cosmogonique (Daniel Dewar & Grégory Gicquel).