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COMPTE RENDU
Le bois enchanté
Le Vent des forêts, espace rural d’art contemporain
date de publication : 06/09/2010 // 4118 signes
A une heure de Paris, à une heure du centre Pompidou-Metz, six villages de la Meuse hébergent Le Vent des forêts, un projet artistique rigoureux qui dévoile des œuvres d'art en pleine nature et dont le succès balaie tout a priori sociologique et géographique.
La réalité dépasse la fiction au cœur de la nature. A une heure de TGV de la capitale, dans les grandes étendues de la Meuse, des œuvres d'art fédèrent à ciel ouvert des artistes, des agriculteurs, des maires, des gardes forestiers et des villageois. Chaque année, une dizaine d’artistes hébergés chez l’habitant réalisent une œuvre dans la verdure puis célèbrent une grande fête en juillet : le bal du village fusionne avec le vernissage annuel, ses performances, ses projections vidéos et ses concerts. Une preuve que Le Vent des forêts est un diamant pour les sociologues. Le nouveau directeur Pascal Yonet, pion central de ce vaste échiquier, donne un nouveau souffle au projet initial pour « recréer un patrimoine d'œuvres » et ouvre un dialogue admirable entre le monde rural et l'art contemporain. Pour témoins de la rigueur de cette performance, des œuvres de haut niveau et six villages adjuvants. « C'est parti, on y va », dit-il avec un sourire concentré.
C’est en dépliant la carte que le vrai voyage commence. De précieux noms d'artistes sont balisés sur une carte de randonneur. Dans l'ordre alphabétique des derniers arrivants, Karina Bisch, Claudia Comte, Sébastien Lacroix, Emmanuelle Lainé, Vincent Lamouroux, Evariste Richer, Stefan Rinck, Jean-Luc Verna. Comme un enfant, on se sent happé par l’euphorie et par l'envie de mener sa propre enquête. Un élan aventurier nécessaire à la découverte du projet.
Après quelques kilomètres sur la Voie Sacrée, ligne de ravitaillement de la première guerre mondiale, l’orée du bois freine l’empressement et impose son rythme. Au bout d'un sentier à peine foulé, se détache entre les feuillages une baguette magique haute et métallique. Son étoile, cristallisée, surplombe et enchante la mémoire des lieux. L’œuvre apporte une touche de merveilleux à une terre historique et signe une rencontre inouïe de Jean Luc Verna avec un chaudronnier et un verrier des villages avoisinants. Plus loin, passés deux cèpes et trois grives, un sentier débouche en lisière de forêt sur un vaste champ, fascinant écran des saisons à l’avant duquel s’élève une sculpture de Claudia Comte. Deux anneaux de bois ajourés séparés d'un plein sculpté se dorent paisiblement sur un socle de pierre avec une sensualité émouvante de simplicité. En contrebas d’une voie départementale, un dôme blanc se dessine comme le mirage d’un laboratoire enfoui dans les bois. En approchant, l’illusion tombe. Aucune architecture, mais des arbres taillés avec l'aide de l'ONF recouverts d'une mixture de chaux et de farine de seigle. Grand dôme de régénération ou hiver conçu comme un décor, cette pièce éphémère et expérimentale se déploie avec l'élégance clinique propre à Vincent Lamouroux et signe un protocole renouvelable pour une œuvre tant sculpturale que picturale et photographique. Avec la même exactitude, Evariste Richer propose une molécule quadripode conçue à partir du théorème des quatre couleurs qui permet que jamais deux couleurs ne se superposent sur une carte. L'œuvre, gracile, perchée sur un arbre, tient en savant équilibre tandis que ses quatre couleurs, les mêmes que celles des véhicules agricoles, suggèrent le déplacement. Enfin, dans un coin de forêt plus élagué, Stefan Rinck poste un doudou en colosse de pierre, monstre égaré d'un conte fantastique. Le caractère à la fois stoïque et pathétique du monstre pétrifié, aussi drôle qu'effrayant, met la taille de pierre à la portée de l’humour et de la fraîcheur.
Pas un instant le projet n’essuie les écueils du Land art, ne déclenche une litanie écologique, ni ne trace un circuit logeant dans la case « divertissement ». Les œuvres s'imposent avec une éthique singulière, silencieuse qui ne cède de terrain à aucune facilité. Un pari fou, qui semble aujourd’hui une nécessité. Je remonte dans le train avec la sensation d'une évidence.
> Le Vent des forêts, sentiers accessibles à tous de mars à septembre, dans la Meuse.
Crédits photos : Evariste Richer, La Molécule du territoire, Vent des Forêts 2010. Photo Sébastien Agnetti.
Lucille Uhlrich |
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http://www.leventdesforets.com
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COMPTE RENDU Sortir du monde
source : Les éditions du mouvement // date de publication : 29/11/2011 // 5547 signes
Sociétés cryptiques, rites clandestins, savoirs et sciences occultes sortent de l’ombre au Capc de Bordeaux. Immersion dans l’envers trouble de la société.
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COMPTE RENDU Le bois enchanté
source : Les éditions du mouvement // date de publication : 26/09/2011 // 7062 signes
A une heure de Paris, six villages de la Meuse hébergent Vent des forêtsprojet artistique rigoureux, qui est aussi l’un des plus stimulants du monde de l’art contemporain de ces dernières années, dévoilant des œuvres d’art en pleine nature et dont le succès balaie tout a priori sociologique et géographique.
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COMPTE RENDU Tout est une question d’interprétation
BRICE DELLSPERGER ET JEAN-LUC VERNA
source : Les éditions du mouvement // date de publication : 05/07/2011 // 9250 signes
Alors que Mouvement a déjà fait part, à plusieurs reprises, de son intérêt particulier pour les travaux respectifs des artistes polyvalents Brice Dellsperger et Jean-Luc Verna (Mouvement n°56, et Mouvement n°45), nous voici comblés par l’exposition du Frac Alsace, la première en France à rassembler uniquement les deux hommes aux œuvres pourtant si complémentaires. Lorsque 1 + 1 = 1.
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COMPTE RENDU Perditions polaires
source : Les éditions du mouvement // date de publication : 15/01/2010 // 3474 signes
Fascination des glaces, réchauffement climatique et enjeux politiques des pôles sont au cœur d’Esthétique des pôles, jusqu’au 7 février au Frac Lorraine, à Metz. D’autres manières de voir la banquise.
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PORTRAIT Œuvre d’art totale
Jean-Luc VERNA
source : Les éditions du mouvement // date de publication : 24/09/2007 // 12727 signes
Entre dessin, musique rock et performances d’acteur, Jean-Luc Verna construit une œuvre d’art totale. Un univers synesthésique singulier et inquiétant, qui envisage la relecture et l’interprétation en tant qu’expériences plastiques.
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BRÈVE / NOTICE Exposition
Jean-Luc VERNA
source : Les éditions du mouvement // date de publication : 09/10/2002 // 1462 signes
Au Centre d'art contemporain du Parvis, à Tarbes, du 9 octobre au 16 novembre, Jean-Luc Verna déshabille et transfigure le corps de la Rock Star.
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