La BaZooKa © Loïc Seron
Critiques Danse Performance

Bal Fantastik

Mélange de film d’épouvante vintage et de fête intergalactique à la Star Wars, le Bal Fantastik clôture la semaine Drôle de danse à L’Onde. Un aller simple pour la planète pop de Sarah Crépin et Étienne Cuppens, aka La BaZooKa.

Par Léa Poiré
 

Nous sommes à Vélizy-Villacoublay, dans les arrières salles de l’Onde où se rangent habituellement les décors de spectacles. Au centre de cet immense espace en béton brut d’une vingtaine de mètres sous plafond, sur un podium central baigné par une douche de lumière et sous une boule à facettes géante, évolue une étrange créature. Coiffe nervurée digne des cerveaux apparents de Mars Attack, combinaison moulante argentée, mini cape et ceinture ornée d’un CD retro, le personnage de Clérocope ouvre le Bal Fantastik.

 

Astro-vedettes 

Notre maîtresse de cérémonie est accompagnée de son armée galactique « d’astro-vedettes », dit-elle. Soit quatre danseurs et danseuses affublés du même costume, répartis sur la piste de danse où se rassemblent les spectateurs les plus motivés. « Tout le monde est déjà allé sur la Lune n’est-ce pas ? » demande Clérocope de sa voix modifiée, plus robotique et plus grave que la normale. 

L’engagement de nos hôtes dans cette comédie un peu zinzin, nous fait vite oublier toute forme d’appréhension. On entre dans leur jeu avec trois petits pas en avant, quatre en arrière, une course en apesanteur, une danse en orbite et un voyage qui nous fait quitter la Terre pour aller sur Jupiter. Le tout accompagné en live servit par Alek et les japonaises, un duo belge de musique électro-pop tout en glitter et mélodies régressives.

 

Zombies de l’espace

Sans manquer de rappeler les scènes de bar intergalactique de la saga Star Wars, dans l’espace entouré de petites tables argentées, les danses collectives s’alternent de courtes pauses alcoolisées, de jingles musicaux ou de numéros chorégraphiques. Après un frétillant « boogie-mouche », un slow en hommage aux omelettes japonaises okonomiyaki et le madison d’Aerobicman, une dernière danse de zombies clôt la soirée dans un nuage de fumée et de lumière verdâtre.

En grands enfants, Sarah Crépin et Étienne Cuppens agissant sous le nom de code de La BaZooKa, savent y faire pour récolter les références pop et cinématographiques. Zombies, aliens, créatures de marécages, super-héros, bandits, patineurs artistiques, fou rétro-futuriste, passent tous à la moulinette de ce Bal Fantastik. Le tout se maintient plutôt bien grâce à un savant mélange de ridicule appréciable, d’une énergie jubilatoire et de beaucoup (beaucoup) de paillettes.

 

 

Bal Fantastik de La BaZooKa a été présenté le 25 mai à l’Onde de Vélizy Villacoublay dans le cadre de Drôle de Danse