Ahlam Shibli, Trackers, © Ahlam Shibli.
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L'histoire contre elle-même

Un mois à peine que l’exposition Phantom Home de la photographe palestinienne, Ahlam Shibli, est présentée au Jeu de Paume, et déjà certaines associations pro-israéliennes (1) exigent son décrochage. Ses photographies, pourtant, démontent d’elles-mêmes les arguments de l’accusation et révèlent la puissance critique et humaine de son geste d’artiste.

Par Marianne Dautrey publié le 11 juin 2013

« Mes photographies ne sont pas documentaires. Elles sont le moyen de raconter des histoires. J’utilise les images de la réalité comme on utilise l’écriture, pour écrire mon histoire, pour écrire des histoires. Quant à savoir ce qu’est la réalité… » C’est en ces termes qu’Ahlam Shibli a présenté son travail au public parisien, au Jeu de Paume, le 27 mai dernier. (...)