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14/01 > 09/02/2012 - PARIS ET RÉGION PARISIENNE
Un début d’année Gourfink
D’un solo à deux pièces de groupe
Myriam GOURFINK
En ce début d’année, le spectateur avisé pourra assister à pas moins de trois spectacles de la chorégraphe Myriam Gourfink dont deux créations. A Saint-Ouen, Paris et Gennevilliers.
Repos, silence, détente, ouverture. « Dans le ralentissement des durées, dans l’écho laissé aux micro-mouvements, dans un affinement des perceptions qu’est venue nourrir une pratique assidue du yoga, s’est forgée une singulière poétique de la présence », écrit Jean-Marc Adolphe dans l’éditorial du Cahier spécial de Mouvement (en coédition avec le projet CECN2) consacré à la chorégraphe. La perception est affinée, la concentration requise. Geisha Fontaine(1) appelle à « se laisser griser », quand le philosophe Frédéric Neyrat prévient : « Le regard porté sur la danse de Myriam Gourfink doit être lui-même conquis. » Trois événements offrent ces occasions trop rares de pouvoir goûter en profondeur la sève du mouvement.
Premier rendez-vous à Mains d’Œuvres le 14 janvier avec le solo de Myriam Gourfink Breathing Monster (2011) qui est une adaptation pour les tournées de The Monster Which Never Breathes (2011). Absence de l’orgue Cavaillé-Coll, Kasper T. Toeplitz jouant seul de la basse électrique. A cette occasion, une table ronde sera donnée après la représentation avec les auteurs du Cahier spécial.
Second rendez-vous au Centre Pompidou à partir du 18 janvier pour une création intitulée Bestiole. La chorégraphe confie dans le Cahier spécial avoir imaginé « une île aux tortues ou aux fourmis », les danseuses, placées sur des praticables, étant les bestioles accumulant la lecture des partitions situées en hauteur, le public tout autour pouvant mener sa propre exploration.
Troisième et dernier temps début février au Théâtre de Gennevilliers pour la seconde création : Une lente mastication. Déjà remarquable dans le parcours de la chorégraphe en ce qu’il s’agit d’une première pièce faisant intervenir un grand nombre de danseurs (dix) dont deux danseurs/homme.
Attente de cette grâce imprévisible, la sensation.
Un Temps Autre from despasdesfigures on Vimeo.
Extrait du documentaire Un temps autre (2011) réalisé par Eric Legay.
1. Auteur des Danses du temps qui consacre un chapitre à l’œuvre de Myriam Gourfink et dont on rapporte ici une citation tirée de son article « Des glissements perceptifs » situé à la page 26 de ce Cahier spécial.
> La Respiration d’une œuvre, le 14 janvier à 19h30 à Mains d’Œuvres, Saint-Ouen. Entrée libre, COMPLET. Bestiole, du 18 au 20 janvier à 20h30 au Centre Pompidou, Paris. Une lente mastication, du 2 au 9 février à 20h30 (le jeudi à 19h30 et le dimanche à 15h, relâche le mardi) au Théâtre de Gennevilliers. A lire Myriam Gourfink - Danser sa créature, paru aux presses du réel. A voir Un temps autre, sortie en DVD fin février et disponible en mars sur Des Pas des Figures.
Crédit photo :
Ornella Lamberti.
Charlotte Imbault |
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