 |
 |
 |
 |
 |
|
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
|
 |
 |
21/01 > 05/02/2012 - THEATRE À CHATILLON
En long, en large et en tragique
Christian Esnay revisite Euripide et Thomas Jolly et la Piccola Familia, Henry VI
Une pièce devient-elle forcément ennuyeuse au-delà de 2h de temps ? Christian Esnay, Thomas Jolly et la Piccola Familia prennent le pari de l’inverse. En reprenant Euripide pour le premier et Henry VI de Shakespeare pour les seconds, ils créent la tragédie en épisodes. Synopsis, juste avant la saison 1 de ces séries théâtrales.
Face à l’inéluctable formatage que conduit l’obsession du taux de remplissage des salles, il peut paraître fou de se lancer aujourd’hui dans des spectacles au très long cours si on ne s’appelle pas Mouawad ou Py. Deux « irresponsables » ont rencontré dans leur projet la frilosité des programmateurs mais aussi l’audacieux soutien d’irréductibles lieux. A Chatillon, Christian Esnay inaugure le 21 janvier une tétralogie d’Euripide visible par épisodes ou dans son intégralité. Sur le même principe, Thomas Jolly et la Piccola Familia créent à Cherbourg, dans le cadre de la réouverture du théâtre à l’italienne, un premier épisode d’Henry VI, de deux parties d’environ quatre heures, en vue de monter sur les trois prochaines années l’ensemble de cette pièce fleuve de Shakespeare.
Euripide le baroque
Pour Christian Esnay, Euripide est le plus baroque des tragédiens antiques dont les écrits nous soient restés. Cet ancien collaborateur de Sobel a choisi de monter à la suite trois tragédies et un drame satirique du dramaturge ami de Socrate, soit un dispositif qui reprend celui des cérémonies grecques. De la même manière, économie d’acteurs et dépouillement des décors ont pour objectif « de faire sentir comment le théâtre se construisait à cette époque ». A travers Hécube, Hélène, Oreste et Le Cyclope, quatre pièces dont l’action se suit chronologiquement à partir de la fin de la guerre de Troie, il s’agira donc de faire briller l’inventivité, la disparité dans les tons, les alternances d’action, de comédie, de tragédie et de réflexions philosophiques d’un auteur que l’approche de la tragédie en France très (trop) influencée par la période classique tend à faire oublier. Au regard de Sophocle et Eschyle, Euripide le rebelle est en effet peu représenté, « peut-être parce que les gens de théâtre sont plus proches de ceux qui font le pouvoir, pour simplifier, parce qu’ils viennent de la bourgeoisie » s’interroge Christian Esnay.
Shakespeare l’historien
Même vent de révolte chez Henry VI. « Henry est cet enfant qui a raison des adultes/Henry est l’intelligence qui devra triompher de la bêtise/Henry est la lumière qui devra résorber l’ombre/ Henry est l’audace qui devra combattre le découragement » commente Thomas Jolly à propos de son projet. Avec la Piccola Familia, compagnie aux allures de collectif, ce jeune metteur en scène formé au TNB avait séduit avec un très réussi Toâ, reprise d’une pièce tardive et très peu montée de Sacha Guitry dans laquelle il combinait parfaitement humour et profondeur, ressorts traditionnels et modernité théâtrale. C’est en cherchant à nouveau parmi les textes peu connus de célèbres auteurs que la compagnie avance cette nouvelle création. Henry VI regroupe trois pièces de William Shakespeare. 15 actes, 12000 vers, 150 personnages pour retracer 50 ans d’Histoire, racontant le règne de cet enfant proclamé roi d'Angleterre à l'âge de 9 mois, au milieu d'une guerre si longue que pour la nommer l'on dit - en se trompant - qu'elle a duré cent ans. Un projet pharaonique qui devrait se développer sur trois ans et s’inscrit parfaitement dans la ligne de cette compagnie qui s’empare du plateau comme d’un terrain de jeu pour transformer chaque texte en outil de jubilation théâtrale.
> Tétralogie d’Euripide, mise en scène de Christian Esnay, du 21 janvier au 5 février au Théâtre de Chatillon. www.theatrechatillon.com
> Henry VI (cycle 1) de Shakespeare, mise en scène de Thomas Jolly, du 17 au 22 janvier au Trident à Cherbourg. www.trident-sn.com. Du 2 au 4 Février à Filature à Mulhouse, les 14 et 16 février au Théâtre du Grand-Forum à Evreux-Louviers, les 15 et 16 mars à la Scène Nationale du Petit-Quevilly, le 12 mai au Grand Quevilly.
Crédits photographiques : DR
Eric Demey |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
En long, en large et en tragique
21/01 > 05/02/2012
THEATRE À CHATILLON
51 boulevard de la Liberté
92320 Châtillon
|
 |
 |
|
|
 |
 |
|
 |
|
 |
 |
 |
|
 |
ENTRETIEN « Je suis un cinéaste raté, ou empêché. »
Howard BARKER
source : Les éditions du mouvement // date de publication : 07/01/2009 // 29740 signes
Ecrivain, théoricien, poète, peintre, metteur en scène, l’Anglais Howard Barker ausculte dans son « théâtre de la catastrophe » l’âme humaine dans ce qu’elle a de plus terrifiant et magnifique, tiraillée entre rationnel et irrationnel, raison et pulsion. Une conception moderne de la tragédie, montée cette saison à l’Odéon Théâtre de l’Europe et aux Ateliers Berthier.
lire la suite |
 |
 |
|
 |
TEXTE D'ANALYSE Iphigénie, cette quasi inconnue
Christian ESNAY / EURIPIDE / Jean RACINE
source : Les éditions du mouvement // date de publication : 18/10/2006 // 3922 signes
Avec une troupe d'acteurs fidèles qu'il a formé au fil des ans, Christian Esnay revient à Gennevilliers jusqu'au 28 octobre pour présenter deux pièces finalement peu jouées, l'une d'Euripide, l'autre de Racine, qui éclairent de manière contrastée la figure pour le moins énigmatique d'Iphigénie.
lire la suite |
 |
 |
|
|
|
 |
|
|
|
 |
|
 |
|
 |
 |
Gagnez des invitations pour les festivals Côté Cour à Pantin, Extension en région parisienne, Les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, Danse en mai aux Treize Arches de Brive, Les Musiques à Marseille organisé par le GMEM ainsi que Nouvelles à Strasbourg et Sonore à Brest. Au Manège de Reims, le week-end sera WAOUH. A La Gaîté Lyrique, suivez le cycle consacré à Myriam Gourfink. Et toujours, Musique Action près de Nancy au Centre André Malraux.
VOIR LES OFFRES EN DETAIL |
 |
 |
|
 |
|
|
 |
|
 |
|
 |
|
|