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Le folklore provençal comme terrain d'expériences et de joutes musicales: c'est ce défi que relève au quotidien MIQUEU MONTANARO, saxophoniste de formation quOctopus vous présentait dans son dernier numéro. Après avoir longtemps fréquenté les sphères du jazz et de la musique contemporaine, il a, depuis, promené ses flûtes, accordéons et autres tambours provençaux de la Palestine à Java, en passant par la Hongrie, à la recherche de filiations possibles ou oubliées. A la tête du Centre de Nouvelle Musique traditionnelle de Correns (Var), il a été le partenaire de musiciens tels que Miroslav Vitous, Iva Bittova, Barre Philips, Marta Sebestyen, Bijan Chemirani
Autre expert en métissages, le Libanais ZAD MOULTAKA succédera à Miqueu Montanaro pour nous donner à entendre sa musique qui, un peu à la manière dun Rabih Abou-Khalil, sapproprie tous les idiomes (classique, jazz, traditions orientales) pour partir à la recherche de ses racines. Il est au sommaire du numéro 25 dOctopus.
Allemand installé à Majorque, depuis longtemps lune des figures centrales du label ECM, STEPHAN MICUS (photo) est de ces oiseaux migrateurs que seules les années 70 pouvaient engendrer. Très tôt fasciné par les musiques asiatiques, c'est en Inde qu'il a parfait son éducation musicale. Depuis plus de 25 ans, ce multi-instrumentiste consacre la majeure partie de son temps à la découverte et à la modification d'instruments traditionnels et à la connaissance la plus précise possible de leur histoire. Son intention première n'a jamais été deperpétuer au sens strict les traditions, mais de réaliser des combinaisons inédites.Douces et aériennes, les compositions de Stephan Micus possèdent une forte dimension contemplative. Elles créent un espace poétique et mystérieux où fans de Dead Can Dance comme adeptes de Jan Garbarek trouveront refuge. Micus na quasiment jamais joué à Paris.
Miqueu Montanaro : www.compagnie-montanaro.com/
Zad Moultaka : www.geocities.com/zadmfr/index.html/
Stephan Micus : www.ecm-records.com
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