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Le contemporain à la source des arts traditionnels
Festival de l'Imaginaire, à Paris
Chapeau : Colombie, Corée, Indonésie, Iran, Ouganda, Roumanie, Vietnam ... Cette année encore, l'équipe du Festival de l'Imaginaire - pour la dernière année sous la houlette de Chérif Khaznadar – propose aux Parisiens de voyager à travers le temps et l'espace. A Paris, du 23 février au 9 avril.
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : brève (Mots-clés : )
Genre Ressource : brève / notice
Apparence :
Rubrique : Le Vrac
Irene AKIKO IIDA danseuse
Texte : Arwad Esber, directrice de la programmation, refuse que la Maison des Cultures du Monde reste prisonnière de son image :
« Tout est contemporain dans nos spectacles, au sens où les danses, les musiques et les rites que nous proposons au public sont actuellement pratiqués et porteurs de sens dans leur pays. Et puis, chaque génération apporte aussi quelque chose de nouveau ». Ce qui est le cas, par exemple, dans la musique des Acholi, originaires du Sud du Soudan : les jeunes membres du groupe de Watmon Amone ont apposé leur marque, dans les limites du motif traditionnel, bien entendu. Leurs concerts seront les premiers donnés en France. Autre spectacle inédit : les danses des bissu de Sulawesi, une île de l'archipel indonésien. Dans la culture Bugis, les prêtres – les bissu – sont hommes et femmes à la fois, parce que représentants des dieux sur terre. Leur texte fondateur -
I La Galigo, l'épopée la plus longue qui nous soit donnée de connaître - a inspiré une mise en scène de Bob Wilson en 2003. Autre preuve que les arts traditionnels peuvent nourrir la création contemporaine : les danses de cour de Solo (île de Java) dont certains mouvements ont marqué Martha Graham. A signaler également, l'étonnant spectacle des Tchiloli de Sao Tomé, une île située au large du Gabon,
La dramatique histoire de Charlemagne et du marquis de Mantoue. Au 15ème siècle, les esclaves du Roi du Portugal se moquent du pouvoir et affirment leurs propres croyances en reprenant et en modifiant le motif d'une comédie venue du pays colonisateur. Une dramaturgie délirante qui nous parvient enrichie de mille détails nouveaux. Enfin, la Maison des Cultures du Monde est à l'origine cette année d'une création. Elle a en effet donné carte blanche à la danseuse et comédienne Irene Akiko Iida qui avait participé au Festival, il y a trois ans. De cette rencontre est donc né
YoGaMoi, où se mêlent trois identités : japonaise, mexicaine et française. Le spectacle est aussi une synthèse des arts pratiqués par Irene Akiko Iida : le théâtre Takarazuka, le théâtre mexicain et la danse Kabuki.
Le Festival de l'Imaginaire se tient sur plusieurs sites parisiens. Pour plus de renseignements : 01 45 44 72 30. Réservations au 01 45 44 41 42 du mardi au samedi de 11h à 18h.
www.mcm.asso.fr
Date de publication : 16/02/2006
Inséré le : 15/02/2006 00:00
Thèmes : festival,