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Frictions, dernière mouture


A Dijon, du 19 au 27 mai



Des gestes artistiques qui se confrontent, des questions que les inventions scéniques posent au réel, un laboratoire multilingue sur les formes de la représentation : la dernière édition de Frictions ! (avant changement de direction au CDN de Dijon) s'ouvre avec September 11, 2001 de Vinaver.


«L'écriture et la littérature sont nos obsessions, nos maladies. Nous en partagerons les symptômes et les conséquences à l'occasion de cette sixième édition de Frictions», écrit Robert Cantarella, qui s'apprête à quitter la direction du Centre Dramatique National de Bourgogne à Dijon. Cette sixième édition de Frictions devrait être la dernière d'un festival qu'il a voulu pour «élargir nos inquiétudes, augmenter l'inapaisement, fréquenter les coutures, sentir les frissons sur le dos des choses, lâcher prise, agrandir nos vides, se réveiller en se voyant dormir, être amoureux de tout, puis, presque en même temps, oublier la destination, ne plus se dire «on ne m'y reprendra plus», buter sur des limites friables».
September 11, 2001, de Micel Vinaver, que Robert Cantarella a mis en scène avec des acteurs américains du CalArts de Los Angeles, ouvre cette ultime édition. Cette «moderne tragédie du 11 septembre», que Vinaver a composé dans les semaines qui ont suivi la destruction des Twin Towers de Manhattan, est écrite directement à partir des paroles rapportées par la presse américaine. Les voix des victimes, de leurs proches et des dirigeants politiques s'y mêlent pour former une cantate.
Bien d'autres voix se feront entendre lors de Frictions: Martin Crimp, dont la trilogie Face au mur est adaptée dans un espace atypique par un jeune metteur en scène, Julien Fisera; Hélène Bessette, célébrée en son temps par Marguerite Duras, Raymond Queneau et Nathalie Sarraute, que Noëlle Renaude, Florence Giorettgi et Julien Lacroix entreprennent de tirer de l'oubli où elle est tombée; et l'écrivain iranien Reza Baraheni, exilé au Canada, à travers l'histoire d'Exilith, mise en scène par Thierry Bédard, et des Poèmes d'exil encore inédits en français que dévoilent Bruno Blairet et Vincent Macaigne.
Frictions ouvre encore le champ du théâtre à des aventures singulières: qu'il s'agisse d'une performance vidéo et sonore de Judith Baudinet à partir de L'Invention de Morel, D'Adolfo Bioy Casares, des attractions foraines retrouvées (et renouvelées) par la Compagnie Balagan, des lectures proches de la poésie sonore du collectif d'auteurs Lumière d'août, d'un «opéra rock contemporain» signé Clémentine Baert à partir des Métamorphoses d'Ovide, etc. Enfin, le plasticien Marc Spilmont devrait égayer les contours du festival avec un dispositif multimédia qui invite à découvrir le GLAMZEN, «un style de vie privilégiant les passions joyeuses aux passions tristes».

Festival Frictions, à Dijon, du 19 au 27 mai. Tél : 03 80 30 12 12
www.tdb-cdn.com

Publié le 2006-05-11

Source Texte : Mouvement (http://www.mouvement.net)

Genre : brève
Thème(s) : spectacle vivant, poésie sonore, écriture, théâtre,
Mot(s) Important(s) : création, écriture, geste, expérimental, théâtre, spectacle vivant, texte,
Artiste(s) : Michel VINAVER (écrivain),
Passage(s) : Dijon ,
Source Artishoc : Mouvement - http://www.mouvement.net

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