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Poésie en action
Multiples événements en « périphérie » du Marché de la Poésie
En attendant le traditionnel « Marché de la Poésie », du 15 au 18 juin, place Saint-Sulpice à Paris, La Périphérie du Marché présente, dès le 1er juin, de multiples événements (lectures, performances, etc.), en plusieurs endroits de la capitale.
Pour sa vingt-quatrième édition, le Marché de la Poésie demeure plus que jamais l’un des lieux privilégiés de défense de l’édition de poésie et de création littéraire ; une « vitrine » contemporaine de la littérature vivante qui présente en plein cœur du quartier Saint-Germain – haut lieu historique de l’édition française – près de cinq cents éditeurs, place Saint-Sulpice. Des spectacles et des animations viennent enrichir l’événement. Éditeurs français (des petites maisons d’édition artisanales aux plus grandes) et éditeurs étrangers (allemands, belges, espagnols, luxembourgeois, québécois...) s’y retrouvent pour un échange au-delà du simple acte commercial. Événement culturel unique en son genre, le Marché de la Poésie s’est également ouvert, depuis 2005, dans l’espace, dans le temps, à d’autres modes poétiques d’expression artistique (cinéma, art contemporain, musique...) avec La Périphérie du Marché de la Poésie
« Depuis sa création, écrivent les organisateurs du Marché de la Poésie, nous avons su insuffler à l’événement un esprit qui a toujours demeuré et qui contribue à faire que cette manifestation ne soit pas simplement un “salon du livre de plus”. Face à d’autres événements, tels le Salon du Livre de Paris et d’autres foires commerciales, où cette production de création se trouve noyée dans une production éditoriale de masse, le Marché de la Poésie se veut un acte militant pour défendre le patrimoine littéraire, à travers ce qu’il est désormais convenu d’appeler “la petite édition”. Nous défendons l’économie d’un livre différent, en situation de crise face à l’économie du Livre, parce que la situation de la diffusion et de la distribution, ainsi que la concentration de l’édition permettent difficilement à l’édition de création d’être suffisamment représentée en librairie. Nous défendons des éditeurs dont le travail est un travail de fonds (y compris dans certaines grandes maisons d’édition). Nous défendons le mot, l’image et le son, dans une dimension poétique dont les quatre jours de ce Marché de la Poésie sont la vitrine et le cœur, et dont les événements de La Périphérie du Marché constituent un acte culturel unique et pluriel. »
Si Le Marché de la Poésie aura lieu du 15 au 18 juin, place Saint-Sulpice, dans le VIe arrondissement, les nombreuses et excitantes manifestations proposées dans le cadre de La Périphérie du Marché commencent dès le 1er juin, à la Bibliothèque nationale de France, avec des « déambulécritures » : spectacles, lectures, performances, vidéos, musique.
Voici le programme complet de La Périphérie :
Périphérie II, mardi 6 juin : Fais une halte chez Antonella, performance de Claudia Triozzi, à la Ménagerie de Verre.
Claudia Triozzi est artiste chorégraphe, plasticienne. Elle vit et travaille à Paris. Depuis la pièce The Family Tree (2002) en passant par Stand (2004) et Opera’s Shadows (2005), elle explore le travail de la voix. Passionnée par les multiples dessins sonores que la technique vocale peut exécuter, elle créée ses sons sur un mode d’improvisation. Elle nous donne à voir des expériences qui l’engageront dans l’écriture de textes et chansons. Son travail développe des sonorités au vocabulaire « bruitiste » et lyrique où la voix s’exprime par des paragraphes de temps mélodiques qui puisent aussi bien leur inspiration dans le cinéma, le théâtre que la radiophonie. Elle est accompagnée par la musicienne et compositrice Haco rencontrée au Japon, ainsi que le compositeur et musicien Michel Guillet, Claudia Triozzi propose une performance sonore sous forme de concert dans Fais une halte chez Antonella. Elle improvisera autour de fragments de textes et mélodies chantés, qu’elle a écrits.
Périphérie III, mercredi 7 juin à 18 h : Soirée finlandaise #1, La Finlande reçoit..., Salons de l’Hôtel de Ville de Paris, lectures et chants.
Kalevala, lecture finno-franco-portugaise (extraits) par Kira Poutanen, Marianne épin, Charles Gonzalès Jorge Chaminé.
Teranga, croisement de voix, percussions, chants d’Afrique de l’Ouest et afrocubains, chansons françaises par les Soli-Tutti (direction Denis Gautheyrie), avec les chœurs de la Maîtrise universitaire de Dakar (dir. Jacques Saar).
Périphérie IV, jeudi 8 juin à 18 h 30 : poésie pneumatique, IMEC (Paris), lectures, performances et conversations avec des poètes amis de la revue Midi (sauvages, amateurs, inclassables, lectures, affichages, collages, vitrines, exposition…). Soirée présentée par Albert Dichy.
Périphérie V, vendredi 9 juin à 19 h : Constellation des Voix, spectacle à la Cité européenne des Récollets :
Dans une mise en scène de Claude Guerre et sur des peintures de Michel Mousseau, Zéno Bianu répond de sa voix vive à la galaxie sonore des poètes (Apollinaire, Cendrars, Desnos, Éluard, Breton, Pound, Celan, Pasolini, Artaud…) qui nous ont laissé, par la grâce de la radio, la trace orale de leur poésie. De grands et splendides fantômes sortent peu à peu du son comme on revient du passé. Ce sont les derniers Mohicans de la langue, et de sa puissance poétique.
Périphérie VI, dimanche 11 juin à 18 h : Aucun jeu de muscles terrestre, lecture à la Fondation Arp :
Jérôme Mauche s’intéresse aux relations entre arbitraire et humour, aux transferts de l’art contemporain à la littérature, à la spatialisation du narratif. Il organise des lectures de poésie, entre autres, au Musée Zadkine à Paris. Comme historien d’art, il a travaillé notamment sur le peintre Willi Baumeister et ses rapports à Hans-Jean Arp.
Périphérie VII, lundi 12 juin à 18 h, au Lucernaire : Carlos Drummond de Andrade, o poeta des sete faces / Le poète aux sept visages. Soirée lusophone autour du poète brésilien avec la participation musicale de Maria Bragança, et chorégraphique de Sônia Mota.
Périphérie VIII, mardi 13 juin à 18 h, à l’Atelier de Paris / Carolyn Carlson
Soirée finlandaise #2
Lectures par Inger-Mari Aikio, Claes Anderson, Catharina Gripenberg, Jyrki Kiiskinen, Helena Sinervo - Rap saami par Amoc accompagné de Ruzze.
Programmes de duos et de trios par le Theatre Academy d’Helsinki Hunt par Tero Saarinen.
Périphérie IX, mercredi 14 juin à 19 h, à l’Institut Finlandais
Musicalités
Créations musicales contemporaines de Lauri Kilpiö, Kaija Saariaho, Riikka Talvitie, interprétées par Pia Freund, soprano et Pia Varri, piano
Alain Suied, L’Inadvertance.
Bernard Heidsieck, Poésie/Action
Laurence Vielle et Vincent Granger, Performance
Périphérie X, lundi 19 juin à 20 h 30, à la Bibliothèque nordique
Neige de Mémoire, Textes de Christian Dotremont
Lecture de logogrammes, logoglaces, logoneiges, d’extraits de correspondances, carnets de voyages en Laponie, accompagnée de projections et de chants lapons par la compagnie P.M.V.V. le grain de sable. Conception et interpétation par Vincent Vernillat et Philippe Müller.
Périphérie XI, mardi 20 juin à 19 h , à la Société des Gens de Lettres
Poésinage au féminin
Catharina Gripenberg, Kirsi Kunnas, Sophie Loizeau, Sandra Moussampès, Véronique Pittolo, Valérie Rouzeau, Helena Sinervo.
Périphérie XII, mercredi 21 juin à 20 h, au Centre national du livre : Fête de la musique / Cap Vert et Lusophonie africaine. Concert de Jovino dos Santos, organisé par la revue Latitudes.
Périphérie XIII, jeudi 22 juin à 20 h 30, à la Fondation Cartier : Hubert Haddad et Bernard Noël / Lectures
Périphérie XIV, vendredi 23 juin à 21 h, à la Guillotine, à Montreuil : Bal poétique :
interventions et performances de Serge Pey, Anne-James Chaton, Kirsi Kunnas, Bernard Heidsieck, Charles Pennequin. Musique par l’Orchestre des pianos.
Périphérie XV, samedi 24 juin à 19 h, à l’Atelier de Paris : Carolyn Carlson, Je ris de me voir si belle ou solo au pluriel, par Julie Brochen et le Théâtre de l’Aquarium.
Les rêves de Karabine Klaxon, chorégraphie de Carolyn Carlson. Lectures de poèmes finlandais par Kirsi Kunnas.
Périphérie XVI, dimanche 25 juin à 17 h, au Musée Montmartre : Rallye poétique, Lectures, performances, vidéos. Avec Marc Alyn, Abed Azrié, Marc Delouze, Hubert Haddad, Marie-Florence Ehret, Werner Lambersy, Hervé Le Tellier, Serge Safran, Nohad Salameh, Jacques Sommer / Sur les pas des écrivains, lectures par Charles Gonzalès : Guillaume Apollinaire, Marcel Aymé, Max Jacob, Louis-Ferdinand Céline, Jean-Baptiste Clément, Gérard de Nerval, André Salmon, Pierre Reverdy, Eric Satie, Tristan Tzara. Interventions graphiques d’Antonio Gallego, Anita Gallego, Pepito Gonzales, Patrick Pinon / Galerie W : lectures et performance de Michel Bulteau et Colin Newman.
Périphérie XVII, lundi 26 juin à 20 h au Centre Wallonie-Bruxelles : Attrait des hauteurs. Un voyage dans le monde poétique, tumultueux de l’enfance, à travers le Canada francophone (Québec et Nouveau Brunswick).
Périphérie XVIII, mardi 27 juin à 20 h au Centre Wallonie-Bruxelles : Jack Spicer, C’est mon vocabulaire qui m’a fait ça. Bleu du ciel. Soirée présentée par Eric Suchère, poète et traducteur et Didier Vergnaud, directeur des éditions Le bleu du ciel.
Périphérie XIX, jeudi 29 juin à la Fond’action : Boris Vian et Fatras :
Dernière séance : Le cinéma de Jacques Prévert et de Boris Vian
17 h : Table ronde et exposition avec la participation de Carole Aurouet et Nicole Bertolt : Boris Vian et Jacques Prévert, leur relation au cinéma. Projection de courts-métrages.
22 h 30 : Projection des films La Joconde de Henri Gruel et Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy, présenté par Arnaud Laster.
Périphérie XX, du 14 au 19 juin au cinéma L’Arlequin : Estival de cinéma poétique :
Mercredi 14 juin : Les Noces en Carélie, pays des poèmes de J. W. Mattila et Le same d’Inari - menacé mais pas mourant, court métrage sur Amoc, rappeur same, de Inger-Mari Aikio-Arainak.
Jeudi 15 juin : >A la recherche des Mille et une Nuits de Nacer Khémir.
Jeudi 16 juin : Le Dernier des immobiles, de Nicola Sornaga, en présence du réalisateur, de Zéno Bianu, Michel Bulteau et Renaud Ego autour du Manifeste électrique de Matthieu Messagier.
Samedi 17 juin : René Depestre, chronique d’un animal marin de Patrick Cazals suivi de René Depestre, retour à Jacmel.
Dimanche 18 juin : L’Enclos, d’Armand Gatti, en présence d’Armand Gatti.
Lundi 19 juin : Dr.Chance, réalisé par F. J. Ossang, en présence du réalisateur.
A suivre sur www.marchedelapoesie.com
Publié le 2006-05-26
Source Texte : Mouvement (http://www.mouvement.net)
Genre : brève
Thème(s) : performance, poésie sonore, poésie,
Mot(s) Important(s) : poésie contemporaine, périphérie, poésie, performance, poésie sonore, écriture,
Artiste(s) : Claudia TRIOZZI (performeur),
Passage(s) : Paris 75003 ,
Source Artishoc : Mouvement - http://www.mouvement.net
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