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« L'improvisation, c'est quelque chose qui est sur le métier tous les jours ! »
Rencontre avec Anne Montaron
Entretien avec Anne Montaron, productrice de l'émission A l'improviste sur France Musique. Entièrement dédiée à l'improvisation, celle-ci se décline en deux rendez-vous bi-mensuels : une séance d'improvisation enregistrée en public à Radio France, et la retransmission de concerts enregistrés
Entrée à France Musique en 1993, Anne Montaron y produit et présente depuis six ans A l'improviste. Cette émission qui se décline en deux rendez-vous bimensuels – une séance d'improvisation enregistrée en public à Radio France, et la retransmission de concerts enregistrés à l'extérieur – constitue un espace de liberté parmi les plus précieux et les plus rafraîchissants du « PAF », ouvert à toutes les formes d'improvisation : qu'ils soient originaires du jazz ou de la musique classique (avec notamment la présence régulière d'organistes improvisateurs aussi doués que Thierry Escaich ou Jean-Pierre Leguay), qu'ils soient savants ou autodidactes, les musiciens qui, toutes les deux semaines, répondent à son invitation ont en commun un même désir d'écoute, une même envie de se rendre disponibles au « mystère de l'instant ». Anne Montaron revient sur son parcours, sur sa conception de cet art méconnu qu'est l'improvisation, et sur le rôle que la radio a à jouer.
Pouvez-vous nous parler de votre parcours ? Comment avez-vous commencé à connaître et peut-être pratiquer l'improvisation, et comment vous est venu le désir de créer A l'improviste ?
Anne Montaron : « J'ai pratiqué assidûment le chant choral et le piano puis le chant lyrique, le clavecin et même le violon. Lorsque j'étais enfant, comme beaucoup d'enfants, j'improvisais très librement en permanence ! J'ai perdu ce naturel par l'apprentissage du chant classique et du piano, si bien qu'à un moment donné, je me suis trouvée complètement bloquée sans partition. Je me suis dit qu'il y avait quelque chose d'anormal et je me suis interrogée sur la perte de ce rapport complètement instinctif et spontané à l'instrument.
Par la suite, j'ai fait des études de littérature et civilisation germaniques et de musicologie, pendant lesquelles j'ai appréhendé la musique ancienne, l'improvisation sur la base chiffrée, l'ornementation, le jazz et les musiques extra européennes. Je me suis aperçue de l'action inhibante exercée par la partition et le répertoire classique. Même s'il y a beaucoup de codes dans la plupart des musiques extra européennes, j'ai découvert qu'on pouvait utiliser des techniques instrumentales ou vocales complètement différentes et avoir une marge de liberté dans la musique, par rapport à la manière dont on enseignait en occident.
Puis j'ai commencé la radio par la présentation des « Concerts franco-allemands » et des « Déjeuner-concerts » sur France Musique. C'était une chance extraordinaire de faire des émissions en direct, en public et avec des musiciens ! Mais très vite, je me suis interrogée sur le cérémonial des concerts classiques : j'étais amenée à présenter souvent les mêmes types de répertoires et je me sentais enfermée dans un exercice académique. Je me suis dit que l'improvisation pouvait vraiment permettre une ouverture à autre chose.
C'est alors que, grâce à François Porcile (spécialiste du cinéma et de la musique de film), j'ai rencontré le pianiste Eric Le Guen : il improvisait à l'image avec des idées musicales d'une richesse et d'une variété invraisemblables, tout en réagissant dans l'instant. J'ai proposé une série d'émissions sur le cinéma et les musiques du cinéma français, dont la première était consacrée au cinéma muet. Eric Le Guen est venu improviser en studio. C'est là que j'ai eu le désir de faire une émission sur l'improvisation.
C'est ainsi que j'ai présenté une émission en compagnie de Laurent Valero, il y a neuf ans : Noël, ça s'improvise, avec des musiciens choisis grâce à Eric Le Guen. Le studio était bourré à craquer ! Les gens sont venus en famille écouter ces improvisations sur des thèmes de Noël déviés. On avait donné des consignes, les auditeurs avaient envoyé des suggestions... Ça a été une émission assez magique au cours de laquelle il s'est passé des choses très fortes !
Puis, il y a sept ans exactement, j'ai commencé cette émission régulière sur l'improvisation, au départ hebdomadaire. J'étais très grisée par ce saut dans l'inconnu mais j'avais en même temps très peur ! Venant du classique, j'étais un peu trop dans ce que l'on appelle “l'improvisation idiomatique” : sur des thèmes, etc. Je n'avais pas cette culture du free jazz que j'ai acquise petit à petit, alors que je pensais qu'on pouvait improviser librement : c'est un paradoxe ! C'est dire à quel point le moule classique a eu une action sur le parcours de beaucoup de gens qui ont étudié la musique au conservatoire. Pour Vinko Globokar, “l'improvisation, c'est une nécessité intérieure, exprimer ce qu'on est et qui on est. ” Mais au conservatoire et encore aujourd'hui, tous les professeurs n'ont pas cette vision de l'enseignement et de la pratique instrumentale. Malheureusement.
Mais l'improvisation dite « non idiomatique » ne devient-elle pas aussi « idiomatique », finalement ?
« Oui. On est toujours guetté par une forme d'académisme et par des automatismes ! Au Conservatoire de Paris, par exemple, il y a une sorte de guerre entre “improvisation idiomatique”, “improvisation jazz”, “improvisation modale” et la classe d' “improvisation générative”– dirigée par Alain Savouret et autrefois Rainer Bœsch – qui propose une alternative à cela. Le terme “génératif” est en réalité assez flou ; quelque chose comme une musique jouée par une personne qui génère celle d'un autre, une musique découlant d'une improvisation collective avec une écoute et une réaction par rapport à ce que fait l'autre. Mais est-ce que cela a un sens, de parler d' et de génératif ? Même des musiciens très libres – Joëlle Léandre, Misha Mengelberg, Fred van Hove... – ont un bagage, une culture, et les choses jaillissent dans l'improvisation. Si ce ne sont pas des citations, ce sont des références, des connivences, des rappels... C'est comme dans la parole. Jean-Pierre Drouet m'a dit un jour : “Mais pourquoi parler de l'improvisation musicale ? Ou alors, on parle de l'improvisation de tous les instants, puisque quand on parle, tous les jours, on improvise je ne sais combien de mots, de phrases... on est dans l'improvisation permanente.” Finalement, à quoi cela sert-il de faire ce distinguo entre improvisation idiomatique et improvisation générative ? Le musicien a forcément une grammaire, un vocabulaire, un bagage... et il essaie de faire le vide afin que les choses soient à égalité dans la tête et dans l'imaginaire, pour en disposer et pour que ce soit, au final, la spontanéité de l'acte qui décide de ce qu'on utilise. Du moins je pense qu'il s'agit de quelque chose comme ça, pour l'avoir vu faire et avoir entendu s'exprimer les musiciens à ce sujet.
C'est se rendre disponible à ce qui arrive et ce qui peut arriver.
« Oui. Se rendre disponible, tout en sachant que chacun a un “background”, et a le droit de s'en servir ou pas. Il y a des musiciens qui veulent faire fi absolument de toute cette culture. Car l'improvisation est aussi une posture et un acte à une société, un académisme, un moule, un mode éducatif qui sclérose l'imagination des gens. Avec l'utopie que tout le monde soit à égalité, que chacun puisse s'exprimer selon ses moyens. C'est une position très intéressante mais si on la pousse à l'extrême, on risque aussi de se fermer. Je me suis aperçue qu'il y a une famille d'improvisateurs issue de ce mouvement très contestataire, très engagé, et qui, paradoxalement, n'est pas toujours dans l'ouverture et dans l'écoute de l'autre. Il ne faut pas idéaliser ces notions d'ouverture, de liberté et d'écoute de l'autre. C'est tout de même un milieu où les hommes sont majoritaires et où joue cet état d'esprit de résistance : “On est les seuls à être dans le vrai, il ne faut surtout pas suivre le courant, le mainstream !” Cette démarche libertaire peut parfois s'associer à une forme de dureté, d'exclusion. Cela peut être sclérosant.
Diriez-vous, au regard de votre expérience, qu'il y aurait une improvisation « d'avant-garde », qui serait celle dont vous parlez, et donc aussi une improvisation « d'arrière-garde » ?
« Non. Je n'ai pas envie de mettre d'étiquette, surtout dans le domaine de l'improvisation. Je n'ai jamais cru en ces notions d'avant-garde et d'arrière-garde. En revanche, fermeture/ouverture, oui ! Il y a des musiciens que je sens prêts à toutes les aventures possibles, d'autres pas, il y a des musiques que je sens plus ouvertes que d'autres, plus tournées vers le public et l'auditeur – comme je fais une émission publique, je pense que c'est important – qui comptent sur sa présence et sa complicité. Et d'autres moins.
Il y a en effet un courant de l'improvisation qui se tourne davantage vers la recherche et quelque chose d'« extrême », peut-être difficile à écouter pour des personnes pas forcément « affranchies ».
« Oui. Les musiciens en sont conscients, même s'ils revendiquent haut et fort cette position-là. C'est bien de chercher, que cette musique existe et qu'elle continue à être produite. Malgré tout, il vaut mieux parfois laisser mûrir les choses avant de les présenter à un public – Jean-François Pauvros m'a fait part récemment de ses préoccupations à ce sujet. Toutes les séances de laboratoire ne sont pas forcément à faire entendre : on banalise l'acte de se produire en public, et je pense que ce n'est pas une bonne démarche. Qui dit improvisation n'exclut pas travail et élaboration du discours !
Il y a aussi le fait que la place donnée à l'improvisation comme « art mineur », marginal, la déprécie. Un peu comme d'autres expériences qui pouvaient être faites dans les années soixante et soixante-dix (happening, théâtre musical...). Ce côté laboratoire, considéré comme « inabouti », qui ne fait pas « œuvre », est une chose qu'on a beaucoup reprochée à ces expressions. Or, elles ont été de tout temps pratiquées par des musiciens, des compositeurs, des comédiens, sans forcément être revendiquées, d'ailleurs.
« Oui, il y a une histoire et une évolution de l'improvisation, même dans l'histoire de la musique occidentale ! Le livre sur le chant au Moyen-Age, les puys à la Renaissance, l'ornementation et la basse chiffrée dans le baroque, les cadences à l'époque classique... Au XIXe, Liszt, Mendelssohn, Brahms, Bruckner... improvisaient en public sans arrêt.
Elle est là depuis toujours dans notre pratique de la musique. Au XXe siècle, la pratique de l'improvisation au cinéma muet, le jazz puis la musique aléatoire des années 1960-70 l'ont fait beaucoup avancer. Les compositeurs ont commencé à ouvrir leurs partitions, proposant des matériaux dont les interprètes disposaient librement. Les années 1970 ont été un âge d'or de l'improvisation : on libère tout, on ouvre les vannes, donc on s'ouvre à toutes sortes d'expériences. Il est très intéressant, à ce sujet, de parler avec les musiciens du New Phonic Art...
Jean-Pierre Drouet, Vinko Globokar, Michel Portal et Carlos Roqué-Alsina, qui pouvaient aussi bien improviser que jouer de la musique contemporaine, du jazz, du théâtre musical... de manière simultanée et non cloisonnée.
« Oui ! Jean-Pierre Drouet m'a dit qu'il ne réécoutait jamais les disques de cette période ! C'est intéressant de voir que, même pour ceux qui l'ont pratiqué, c'était une époque, c'était du laboratoire. Il y a donc, dans l'improvisation, cette part de laboratoire mais aussi des improvisations qui gagnent à être entendues, enregistrées et réécoutées. Comme dans la musique contemporaine et dans toute création !
Mais s'il n'y a pas enregistrement, étant donné que ce n'est pas une musique écrite, il n'y a pas de trace : l'enregistrement est donc un enjeu de taille !
« Oui. Je pose souvent la question aux musiciens. Fred Frith m'a dit que l'enregistrement de l'improvisation était pour lui un énorme problème. Il le conçoit, cela peut lui donner des points de départ pour des compositions, mais en même temps cela lui semble antinomique avec la fraîcheur de l'instant et le caractère éphémère de l'acte d'improvisation. Cela peut cependant faire avancer les musiciens. Ainsi, depuis une dizaine d'années, certains organistes enregistrent leurs improvisations.
C'est assez récent, alors que cette pratique est multi-séculaire pour l'orgue.
« Oui, c'est une pratique liée à l'office et à la formation des organistes. J'ai beaucoup mis l'accent sur l'improvisation à l'orgue dans cette émission. Je trouve très important d'offrir aux organistes la possibilité de s'exprimer dans l'improvisation hors office et en-dehors de leurs églises. Comme beaucoup de gens, j'avais une réserve vis-à-vis de cet instrument très connoté. Par l'improvisation, j'ai découvert des musiciens ayant une mémoire phénoménale, développant une incroyable richesse du matériau, des éléments thématiques, de la construction. Des musiciens comme Jean Guillou, Thierry Escaich, Loïc Mallié... ont une culture musicale et en même temps un langage proprement original, totalement personnel et d'une force absolument inouïe ! Pour tous les “réfractaires” à l'orgue, l'improvisation est une très belle approche de cet instrument.
Selon vous, la radio joue-t-elle un rôle dans la promotion et la diffusion de l'improvisation ainsi que dans la constitution d'un « répertoire », du fait non seulement qu'elle en garde les traces enregistrées mais qu'elle en passe pour ainsi dire « commande » pour vos enregistrements publics ?
« Oui, même si on ne peut pas « commander » une improvisation. Sur les effets de cette émission dans le milieu musical, je ne sais pas comment vous en parler ; je ne suis pas la mieux placée. Certains musiciens – notamment dans le milieu de l'orgue et des musiciens classiques – m'ont laissé entendre que cette plage d'expression libre avait ouvert les choses. Par ailleurs, même si je pensais que les musiciens du free jazz et du jazz n'avaient pas besoin de l'émission pour continuer à faire leurs expériences, je me suis aperçue qu'ils comptent eux aussi beaucoup dessus pour accueillir de nouveaux projets qui ne seraient pas acceptés ailleurs. A ce niveau, l'émission A l'improviste peut avoir un impact bénéfique – et modeste – sur le développement de l'improvisation.
Mais je vois aussi que beaucoup de lieux où cette musique est pratiquée ferment ou sont menacés : c'est le cas, notamment, des Sept Lézards ou des Instants Chavirés. Je suis donc assez inquiète sur l'évolution de la musique improvisée, parce qu'on est dans un contexte économique où tout est formaté. L'improvisation étant une expression marginale, elle en pâtit en premier lieu, alors qu'elle a un public et un auditoire ! Et parfois un auditoire qu'on ne soupçonnait pas : j'ai fait une trilogie d'émissions à Notre-Dame de Paris où des organistes ont joué trois séances d'improvisation d'une heure pour 1 000 personnes à chaque fois ! Et un public passionné. C'est vrai aussi que dans le domaine de l'orgue, il y a une longue tradition et que l'instrument est spectaculaire...
Je m'aperçois peu à peu que ce relais du travail des musiciens et des lieux par la radio, ainsi que la création d'un nouveau lieu qui ne soit pas connoté, avec une programmation ouverte, joue son rôle.
Il est vrai que vous avez choisi une optique très ouverte : présenter des improvisations de toute époque, de tous styles, et même extra européennes...
« Oui, j'ai toujours eu cette attitude. J'ai le souci de l'auditeur : il a son libre-arbitre, c'est à lui de faire la part des choses, selon sa culture et ses goûts. Mon rôle est de faire entendre toutes les approches de l'improvisation, y compris des démarches qui associent la composition et l'improvisation.
En effet, quand on lit l'ouvrage de Derek Bailey publié chez Outre Mesure (L'improvisation: Sa nature et sa pratique dans la musique), on constate qu'il n'y parle pas exclusivement d'improvisation libre comme on pourrait s'y attendre, mais de l'improvisation dans la musique indienne, dans le flamenco... En quelque sorte, vous vous inscrivez dans cette lignée-là d'ouverture, de décloisonnement et d'inscription dans une histoire, dans un ensemble de pratiques multi-séculaires, de diverses cultures, de divers territoires géographiques.
« Oui, c'est exactement cela. La radio est un moyen d'apprentissage. Mon rôle est d'ouvrir l'auditeur à la création et à la musique de notre époque.
Comment s'est développée l'idée de la retransmission des concerts enregistrés in situ le mercredi ? Est-ce réaffirmer l'une des missions de Radio France comme relais de la création artistique ?
« En effet. A un moment donné, j'ai enregistré à l'extérieur et je ne remercierai jamais assez les musiciens et les lieux de m'avoir accueillie ! Lorsque j'ai réintégré le studio pour une programmation personnelle bimensuelle, j'ai réalisé qu'il fallait faire les deux : avoir ma programmation et continuer à aller sur les lieux de l'improvisation. Ces concerts du mercredi, A l'improviste-Concerts, sont donc devenus la version extérieure de A l'improviste. Les équipes des festivals ou des lieux sont souvent demandeurs. Pour eux, cette diffusion plus large par la radio est importante.
Vous avez choisi l'optique de l'ouverture dans votre émission et il y a bien, en effet, des « styles » différents d'improvisation. Avez-vous remarqué des « passages » de musiciens d'une pratique de l'improvisation à l'autre ?
« Les musiciens qui sont dans l'improvisation totalement libre et ne font que ça, ont vraiment là leur identité. Mais la plupart des musiciens sont totalement polyvalents. Sylvain Kassap, Hélène Breschand, Joëlle Léandre... sont compositeurs et interprètes. Ils ont une diversité d'activités telle qu'ils peuvent s'exprimer dans différents genres et différents styles avec énormément d'aisance : le répertoire contemporain, le théâtre musical, l'improvisation, le jazz... C'est une question de parcours personnel, d'identité forte ou bien de nécessité intérieure, qui pousse à être plusieurs choses à la fois ou bien une chose mais “à fond”. Je pense que c'est valable dans n'importe quelle discipline artistique.
Certains disent parfois – comme on a pu l'entendre dire de Picasso – qu'“un enfant peut faire pareil, voire mieux”, ce qui est réducteur... Avec votre émission, vous cassez cette image que les détracteurs de l'improvisation veulent en donner.
« Oui. Je me refuse à avoir ce type de jugement. Il y a beaucoup d'incompréhension là-dedans. Par exemple, le regard porté par certains musiciens classiques sur les improvisateurs... Certains instrumentistes qui sont dans un apprentissage très rigoureux de la musique y voient un manque de rigueur – comme à un moment donné, on a pu dire dans le milieu de la musique classique que tous ceux qui se vouaient au contemporain étaient forcément des musiciens ratés ! Je n'y crois pas. Et puis, même si c'est vrai pour certaines personnes : tant pis ! C'est à l'auditeur de faire la part des choses. De toutes façons, les gens qui trichent en matière d'improvisation et de manière plus générale en matière de musique et d'art, à un moment donné ou à un autre sont perdants. Et si je les accueille une fois dans mon émission et si je me fais avoir une fois, peu importe !
Cela fait-il partie du jeu ?
« Cela fait partie du risque, cela fait partie du jeu, oui. Il n'y a pas d'absolu dans ce domaine. »
Propos recueillis par Catherine Heyden
Prochains rendez-vous sur France Musique :
A l'improviste-Concert :
Mercredi 7 février à 15h : duo inédit François Couturier (piano), Larry Schneider (saxophone), enregistré le 27 janvier 2007 au Triton (Les Lilas)
A l'improviste, les mercredis de 00h à 1h :
14 février : Françoise Toullec et François Tusques (deux pianos). Enregistrement public le lundi 5 février
28 février : Jouk Minor, André Chini, Kent Carter et Jean Querlier (sarrusophone, saxophones, hautbois, cor anglais et contrebasse). Enregistrement public le lundi 19 février
14 mars : Joëlle Léandre et Barre Phillips (deux contrebasses). Enregistrement public le lundi 5 mars
28 mars : Vincent Le Quang (saxophone) et Jean-Paul Celea (contrebasse). Enregistrement public lundi 19 mars
Les enregistrements publics ont lieu à 20h, au studio 106 de Radio-France.
Accueil dans le grand hall de la Radio dès 19h30. Entrée libre et gratuite.
Pour tous renseignements, voir le site de Radio France
Publié le 2007-02-06
Source Texte : Mouvement (http://www.mouvement.net)
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Source Artishoc : Mouvement - http://www.mouvement.net
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