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Détournements artistiques à Fontenay-sous-Bois
Natures urbaines
L'exposition Nature urbaines joue de l'omniprésence de la nature au sein de la cité en disséminant des métamorphoses pastorales et poétiques à Fontenay-sous-Bois
Fontenay-sous-Bois est depuis le 22 septembre le théâtre de détournements artistiques. Les projets d'installations éphémères, de créations in situ de huit artistes venus de toute l'Europe ont pris formes, sous le commissariat de l'artiste Dimitri Xenakis, pour l'exposition Nature Urbaines. Des plasticiens attirent notre attention à travers leurs propres lectures des sites urbains et naturels de Fontenay. Cette année leurs réflexions se sont construites à partir de six lieux du plateau autour duquel s'organise l'ancienne ville et les aménagements plus récents du Val. La programmation de Natures Urbaines joue de l'omniprésence de la nature au sein de la cité.
Il suffit pour commencer de s'intéresser de plus près à l'une des tâches roses du projet « Cheminement-Reliement », puis d'aller voir celles qui apparaissent un peu plus loin et se laisser guider ainsi par le jeu de piste coloré de Jean-Marie Boivin. Pour révéler un espace oublié comme dans les contes de fées, Gilles Bruni et Marc Barbarit se sont frayé un passage dans le fouillis d'une friche luxuriante pour descendre du plateau vers la ville basse. Ce travail de la ligne et du parcours est également présent dans la structure végétale imaginée par Alfio Bonnano. Avec une étonnante cascade organique (conçue originellement pour dévaler les bassins en terrasse de l'Hôtel de Ville), l'artiste a offert une nouvelle attraction au jeune public du parc des Epivans. La dimension ludique des bois n'a pas échappé à Carlotta Brunetti. L'artiste italienne a badigeonné de pigment « terre de Sienne calcinée » les troncs d'un groupe d'arbres autour des bassins de l'Hôtel de Ville : le paysage se colorie alors comme un dessin d'enfant. Plus loin, dans le même parc, Roland Cognet élève au rang de sculpture le tronc d'un cèdre couché. Sur la dalle du quartier de la Redoute, Marie-Hélène Richard rend, pour sa part, hommage aux « Belles de Fontenay », célèbres pommes de terre, pour qui elle transforme en autel de présentation cinq tables de bétons. Enfin dans un terrain du Passage des Ormes, un réseau graphique de sillons de terre labourée dessiné comme une carte de géographie par Nadia Schmidt fleurira au printemps.
Ces interventions fragiles et poétiques métamorphosent ainsi discrètement le paysage urbain de la « ville-forêt ».
Publié le 2002-10-02
Source Texte : Mouvement (http://www.mouvement.net)
Genre : chronique
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Passage(s) : Fontenay-sous-Bois ,
Source Artishoc : Mouvement - http://www.mouvement.net
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