Si la page ne s'affiche pas, cliquez ici !!!

Lumpdub

Chapeau : Lumpdub est le premier album du Finlandais Arttu Snellman, mais aussi le premier long format du label berlinois Future Dub, division dub de Contexterrior. Après avoir publié quelques maxis chez les labels allemands de Sub Static et Karloff, ainsi que sur les Anglais de Süd Electronic, Lump passe le cap du premier album en renouant avec le techno dub de Chain Reaction, Pole ou Kit Clayton.
Date : techno dub

Source : Les éditions du mouvement (http://www.mouvement.net)

Genre Ressource : compte rendu

Rubrique : CD de la semaine

Lump musicien
Christophe TAUPIN rédacteur

dubwire.mp3 (crédits : Lump / titre : DubWire / )
uneartishoc_lump.jpg (crédits : Lump / titre : Lumpdub / )
fiche207_lump.jpg (crédits : Lump / titre : Lumpdub / )

Texte : A l’écoute de ce Lumpdub, on se dit que le dub déréglé de Lump pourrait bien être produit par un sound-system défectueux que l’on aurait déniché à l’arrière de la carcasse de ce van à l’abandon qui orne la pochette du disque. Sur les onze titres de son premier album, le Finlandais Arttu Snellman emprunte les difficiles sentiers de son compatriote Vladislav Delay mais renoue surtout avec la miraculeuse recette des Berlinois de Chain Reaction (division aujourd’hui défunte de Basic Channel) et leurs fins mariages technologiques de structures rythmiques à quatre temps et de modulations sonores combinant de multiples strates de textures grâce à des effets d’écho, de delay et de reverb. Pour autant, Lump ne semble pas vouloir s’affilier à une quelconque école, et ce caractère insaisissable – qui l’emmène de l’abstraction pure à la techno bien calibrée –, de même qu’un certain sens de l’humour et de l’absurde, rappelle celui de l’électron libre américain Joshua « Kit » Clayton. Chez Snellman, le « dub », dont il décline ici une vision très personnelle, n’a rien d’un style musical ; c’est plutôt une approche de la production et une façon d’envisager une certaine « transversalité » musicale. Ainsi Lump est-il capable de produire des « dubs » organiques (Dub Lonely Man et Dub Save Me) laissant entrevoir des bribes de voix et rappelant à ce titre les « post-riddims » les plus nébuleux de Rhythm & Sound, et de poser juste à côté Dub Wire, sombre merveille de technique perverse sur laquelle on a l’impression d’écouter Mad Professor grâce à des micro-capteurs posés sur des câbles télégraphiques. Là où le récent album de remixes de Rhythm & Sound (voir chronique dans le numéro 40 de Mouvement) propose de brillantes digestions du sacro-saint dub, Snellman, lui, opte plutôt pour la désintégration. Un album remarquable.

Date de publication : 06/06/2006


Mots-clés : musique
Inséré le : 04/09/2007 12:03
Le site du Label Future Dub - http://www.futuredub.com
Le site du Label Sub - http://www.sub-static.de/
Le site du Label Karloff - http://www.karloff.org
Le site du Label Süd Electronic - http://www.sudelectronic.com