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Teenage Bad Girl

Chapeau : Duo formé par deux jeunes Parisiens, Teenage Bad Girl livre avec son premier album un joyeux et brillant brûlot d’électro-punk. Dans l’effervescente petite famille de l’electro made in France, on demande la fille de mauvaise vie. Très bonne pioche.
Date : électro

Source : Les éditions du mouvement (http://www.mouvement.net)

Genre Ressource : compte rendu

Rubrique : CD de la semaine

Teenage Bad Girl musiciens
Jérôme Provençal rédacteur

uneartishoc_teenagebg.jpg (crédits : Teenage Bad Girl / titre : Teenage Bad Girl / )
fiche207_teenagebg.jpg (crédits : Teenage Bad Girl / titre : Teenage Bad Girl / )
05_fuckinfrog.mp3 (crédits : Teenage Bad Girl / titre : fuckin'frog / )

Texte : D’abord il y a ce nom, Teenage Bad Girl, qui, en trois mots clés, attrape quelque chose comme l’essence pure du rock’n’roll, sonne comme le titre d’un inédit des Stooges ou de Jesus and Mary Chain et claque comme une évidence. Du rock’n’roll, a-t-on dit. Du punk, aurait-on pu mieux dire. Attention : non pas une de ces interchangeables contrefaçons du punk originel, plus fidèles à la lettre qu’à l’esprit, mais bel et bien un cinglant prototype de punk contemporain, farci d’énergie neuve et exhaussé d’effets électroniques imparables. Teenage Bad Girl déteste l’école mais se débrouille pourtant très bien en histoire-géo, n’ignorant pas que Detroit sera toujours Detroit – à la fois fief du punk et berceau de la techno – et que, depuis la fin des années 60, de l’eau a coulé sous les ponts – et du bruit a retenti dans les caves – de New York, de Berlin, de Londres et même de Paris. Il importe d’ailleurs de préciser ici que derrière Teenage Bad Girl se cachent deux citoyens français – Greg Kazubski et Guillaume Manbell – revendiquant, avec l’hymne joyeusement bordélique Fuckin’ frog, leur identité nationale le doigt en l’air et soufflant à pleins poumons sur les braises allumées par les pyromanes noctambules d’Institubes, de Kitsuné et de Ed Banger, fameux pourvoyeurs de combustibles electro-rock. Ce n’est toutefois sur aucun de ces trois labels très en vue que paraît le tumultueux premier album de Teenage Bad Girl – au sujet duquel seule nous incite à chipoter la très dispensable reprise, mollement planante, de l’immortel Aviateur de Véronique Jeannot – mais sur le beaucoup plus discret Citizen Records, fondé et géré par Pascal Arbez, alias Vitalic, sans lequel toute cette nouvelle scène hexagonale n’existerait probablement pas.

Date de publication : 02/05/2007


Mots-clés : musique
Inséré le : 04/09/2007 16:48
La site du Citizen Records Music label - http://www.citizen-records.com/
La site du Label Versatile - http://www.versatilerecords.com
La site du distributeur Nocturne - http://www.nocturne.fr