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Are The Dark Horse

Chapeau : Après un premier opus obscur et confidentiel, The Besnard Lakes, groupe polymorphe canadien qui gravite autour d’Olga Goreas et Jace Lasek, livre avec Are The Dark Horse un nouvel album aux allures de road-movie, qui bénéficie de la présence de quelques figures phares de la remarquable scène rock canadienne.
Date : Post-rétro

Source : Les éditions du mouvement (http://www.mouvement.net)

Genre Ressource : compte rendu

Rubrique : CD de la semaine

The Besnard Lakes musiciens
Dorothée Smith rédacteur

uneartishoc_besnardlakes.jpg (crédits : Besnard Lakes / titre : Are The Dark Horse / )
fiche207_besnardlakes.jpg (crédits : Besnard Lakes / titre : Are The Dark Horse / )
04_04-_devastation.mp3 (crédits : Besnard Lakes / titre : devastation / )
01_01-_disaster.mp3 (crédits : Besnard Lakes / titre : disaster / )

Texte : Les groupes qui aiment à se revendiquer de colosses dont la rencontre sur le papier peut sembler improbable (Beach Boys, Roy Orbinson et Fly Pan Am pour Besnard Lakes) entraînent en général l’inquiétude de leur futur auditeur : inquiétude largement soulevée à l’écoute des premiers morceaux de Are The Dark Horse, second album de The Besnard Lakes, formation canadienne à géométrie variable gravitant autour d’Olga Goreas et Jace Lasek (ingénieur du son pour Stars ou Wolf Parade), et dont le line up s’est ici enrichi de la présence de Sophie Trudeau (co-fondatrice d’A Silver Mt Zion et membre de GY!BE) et George Donoso III (The Dears). Des effluves de road-movies oniriques traversent Are The Dark Horse de bout en bout, dans une ambiance apocalyptique sympa. Les humeurs fluctuantes qui s’en dégagent sont comme parcourues par de fluides harmonies vocales qui évoquent tout autant les plages californiennes 70’s que le duo Mimi Parker/Alan Sparhawk du groupe Low.
Différentes couches habillent ces compositions progressives, comme dans les tableaux de Rothko : des guitares tout en reverb et vibrato, réminiscentes de l’atmosphère désaxée des films de Lynch (qui lui aussi se plaît à citer, voire à reprendre Roy Orbinson – Crying dans Mulholland Drive). Des griffures et des souffles perdus salissant un peu les harmoniques archangéliques de l’album (Disaster) qui semblent parfois une version océanique des morceaux extra-terrestres de Sigur Rós (For Agent 13). Un ch½ur épique de trois batteries qu’accompagnent d’héroïques contrepoints (Devastation).
On pourrait déplorer un certain manque de rythme à l’épilogue de cet album, certains morceaux s’éternisant dans des narrations flegmatiques ; mais rien qui ne laisserait présager une échappée rayonnante pour ce cheval noir de la scène canadienne.

Date de publication : 04/04/2007


Mots-clés : musique
Inséré le : 05/09/2007 15:39
Le site de The Besnard Lakes - http://www.thebesnardlakes.com
Le site du Label Differ-ant - http://www.differ-ant.fr
Le site du Label Jagjaguwar - http://www.jagjaguwar.com/