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ActOral prend le large
Chapeau : A Marseille du 26 septembre au 13 octobre, puis au Théâtre de la Colline du 18 au 20 octobre, Hubert Colas et l’équipe de Montévidéo offrent l’hospitalité aux écritures contemporaine, dans la pluralité des formes qu’elles s’inventent.
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : chronique (Mots-clés : )
Genre Ressource : brève / notice
Genre Agenda : événement / festival
Apparence :
Rubrique : Espace critique
Mari-Mai CORBEL rédacteur
Hubert COLAS Organisateur
rectangle_actoral.jpg (titre : ActOral / )
petit_actoral.jpg (titre : ActOral / )
du 26/09/2007 00:00 au 13/10/2007 00:00
Marseille 13000 France (Sud-Est)
du 18/10/2007 00:00 au 20/10/2007 00:00
Salle : Théâtre de la Colline
15, rue Malte-Brun
01 44 62 52 52
Paris 75020 France (Ile-de-France)
Texte : Pour sa sixième édition, Act
Oral, qui se déroule à Montévidéo et dont l’initiative revient à Hubert Colas, connaît une extension, selon deux axes : urbain, spatial, dans la ville de Marseille vers d’autres sites artistiques en collaboration avec Josette Pisani, l’animatrice de MOD (Marseille Objectif Danse, festival de danse)(1). Et à Paris, du 18 au 20 octobre, grâce aux liens avec Alain Françon, au Théâtre national de la Colline dont Hubert Colas sera artiste associé en 2008. L’extension suit un second axe croisé, en profondeur, sur l’identité même des écritures contemporaines.
Act
Oral s’est dans ses précédentes éditions proposé de réunir une diversité de formes d’écritures pour faire résonner entre elles, leurs dimensions vocales, sonores, musicales, c’est-à-dire les sens, les signes, les sons. Cela, suivant le principe même de Montévidéo, qui a été créé en 2001 par ces deux artistes, schématiquement l’un du texte et l’autre du son, que sont Hubert Colas, auteur et metteur en scène à la tête de la compagnie Diphtong, et Jean-Marc Montera, compositeur improvisateur qui anime le Grim (Groupe de Recherche et d’Improvisations Musicales). Ce centre accueille en résidence dans la maison de l’impasse Montévidéo, des auteurs, des metteurs en scène, des musiciens, et offre des conditions techniques à leurs recherches, scénique ou non. Un centre de ressources (des textes, des enregistrements discographiques) important leur est proposé. Lors d’ Act
Oral, différents genres d’écritures, pas forcément dramatiques, du roman au récit, de la poésie aux dramaturgies ouvertes, font l’objet de lectures, de mises en espace ou de créations scéniques à part entière. Souvent transdisciplinaires, ces formes sont mises en regard d’expositions plastiques, mais pas forcément non plus.
Cette année, Act
Oral élargit la notion d’écriture au chorégraphique. Il n’y a pas ici de rupture, la chorégraphe Gisèle Vienne ayant déjà été invitée étant donné son rapport à l’auteur Dennis Cooper par exemple, mais un saut qui donne une place propre au rapport entre danse et écriture (avec Martine Pisani, Georges Appaix, mais aussi Jonathan Burrows et Mattéo Fargion, Sabine Macher, Déborah Hay dans
Lecture on the Performance of Beauty). Hubert Colas quant à lui, pour son travail, parle « d’imaginaire graphique ». Son, signe, sens jouent avec les corps, les espaces, les images, les lumières, et bien d’autres micro éléments constituant les formes.
« Où commencent les écritures ? », s’interroge Hubert Colas. Qu’est-ce écrire ? Comment la scène peut-elle être un lieu d’écriture ou un équivalent du point originaire de l’écriture ? Sur quelles surfaces d’inscription, dans quelles langues ou poétiques, les sensibilités (se) parlent-elles ? Comment la singularité intraduisible de chaque individu peut-elle héler Autre qu’elle-même, pour transmettre, passer, un écho ou un reflet de quelque chose qui serait à rebours des fantasmes d’une société unie et unique... ? L’invitation faite cette année à Ozira Hirata et d’autres artistes japonais est aussi un geste pour rendre sensible comment le rapport à une pièce est un rapport de traduction aux malentendus inévitables. Pas seulement pour cela bien sûr, puisque ce sont avant tout, des individualités artistiques fortes qui retiennent Hubert Colas.
C’est ce fil conducteur qui le fait aller d’Alain Françon à Yves-Noël Genod, d’Arnaud Labelle-Rojoux à Martin Crimp (dont il reprend sa mise en scène de
Face au mur), ou encore de Raymond Federman à Rainald Goetz (mise en scène de l’acteur et performer Eric Houzelot), même si les distances entre les positions esthétiques de ces artistes sont longues... Ce fil, tenu presque avant toute promesse d’œuvre, est un fil de confiance : un lien d’hospitalité artistique qui évoque pleinement l’esprit de Montévidéo, sa raison d’être, et l’action qu’Hubert Colas prend le temps d’y inscrire.
Act
Oral n’est coloré d’aucune thématique. Même si Hubert Colas a plus de goût pour des artistes qui rendent compte de la violence contemporaine, à travers des formes plutôt chocs... Mais ce qu’il tient à objecter aux pratiques de programmation plus ou moins contaminées par le marketing, c’est la liberté des artistes. Ne pas savoir ce que des individualités artistiques peuvent proposer, ou ce qui va les traverser et se formuler à travers leurs recherches – ce qui va surprendre, arriver,
se passer... Cette exigence milite aussi pour la liberté imaginaire et critique intégrale des spectateurs, c’est-à-dire pour le moins de commentaires possibles entre eux et les pièces.
ActOral 6, « Les écritures des autres », festival d'écritures contemporaines, du 26 septembre au 13 octobre à Marseille, et du 18 au 20 octobre à Paris, Théâtre National de la Colline.
Avec : Georges Appaix, Ludovic Bablon, David Bobee, Thomas Braichet, Jonathan Burrows, Ronan Cheneau, Sonia Chiambretto, Henri Chopin, Hubert Colas, Geoffrey Coppini, Denis Cooper, Martin Crimp, Odile Darbelley, Franck Dimech, Yan Duyvendak, L'Employeur, Mattéo Fargion, Raymond Federman, Daniel Foucard, Alain Françon, Yves-Noël Genod, Liliane Giraudon, Rainald Goetz, Cédric Gourmelon, Ramon Griffero, Deborah Hay, Oriza Hirata, Éric Houzelot, Michel Jacquelin, Arnaud Labelle-Rojoux, Sabine Macher, Xavier Marchand, Shu Matsui, Gildas Milin, Joseph Mouton, Frédéric Nevchehirlian, Jean-François Pauvros, Charles Pennequin, Martine Pisani, Philippe Quesne, Émilie Rousset, Eugène Savitzkaya, Ryoko Sekiguchi, Gisèle Vienne, Dorothée Volut.
1. MOD n’ayant pas de lieu dans Marseille, la collaboration passe par la Friche de la Belle de Mai. Par ailleurs ont impliqués les théâtres du Gymnase et de la Criée ; le cipM et le FID Marseille ; un cinéma d’art et essai, Le César ; le FRAC PACA (exposition d’art tangent de Michel Jacquelin).
Source Externe : www.actOral.org
Date de publication : 13/09/2007
Mots-clés : écritures contemporaines, urbain spatial, festival, identité, ubicuité
Inséré le : 13/09/2007 18:36
Thèmes : danse, spectacle vivant, théâtre,