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Electronic, body, music

Le récent concert du duo techno UNDERWORLD à Paris était, il n'y a pas d'autre mot, énorme.

Chapeau : Sur la scène du Bataclan, Underworld a démontré en un peu plus de deux heures qu'il est bien un grand groupe injustement ignoré. Ce show renversant (l'un des meilleurs concerts « rock » auxquels on ait pu assister cette année avec celui de Programme), qui était en même temps une soirée « clubbing » de première classe, fournit un bon étalon pour esquisser en pointillés un bilan de l'année musicale.

Source : Les éditions du mouvement (http://www.mouvement.net)

Genre : chronique (Mots-clés : )

Genre Ressource : édito / chronique

Rubrique : 20

UNDERWORLD musiciens
David SANSON rédacteur

Texte : Si l'on avait eu la place de parler dans ces colonnes de A Hundred Days Off, le dernier album d'Underworld paru au début de l'automne (V2/Sony), on l’aurait comparé à Dwellers On The Threshold, celui du duo berlinois Tarwater sorti à la même période (Kitty-Yo/Tripsichord). Mais comme l'espace est ici compté, on renverra pour une analyse comparative plus fouillée de ces deux groupes (reçus de manière bien différente par la critique, et conséquemment par le public) à la version extended de cet article, consultable sur Internet (http://perso.club-internet.fr/lmdp). Rendons-nous directement au Bataclan, où Underworld se produisait en novembre dernier, quatre ans après son précédent passage en France – à une époque où le groupe était encore un trio, avant le départ du jeune DJ Darren Emerson.
Dr. Smith & Mr. Hyde. Là, en attendant que Karl Hyde (chant, guitare, mix) et Rick Smith (mix) n’arrivent sur scène, cependant qu'une musique techno diffusée à plein tube contribue à chauffer les corps, à blanc, une autre comparaison vient à l'esprit. Par son ergonomie, la scène en train d'être aménagée fait en effet songer au récent concert de Kraftwerk – influence majeure d'Underworld – à la Cité de la Musique. La gigantesque console de mixage qui a toujours chez Underworld occupé le premier plan, à côté du micro, est désormais, comme chez le groupe de Düsseldorf, surmontée d'une fine lampe de chevet. Mais la comparaison avec Kraftwerk s'arrêtera là, tant le set qui va suivre démontrera combien Underworld réussit brillamment là où les Allemands avait, au mieux, assuré deux mois auparavant le service minimum – au point qu'on aurait le sentiment d'un passage de relais. L'entrée en matière, déjà, parfaite et bluffante : vers la fin de l'un des longs morceaux de « transition », tranquillement, Karl Hyde et Rick Smith se pointent, discutent un peu… et reprennent directement en live le mixage du morceau en cours. C'était donc déjà du Underworld, se dit-on avec la foule en délire. Puis les lumières s'éteignent d'un coup. Les musiciens-mixeurs enchaînent, amènent progressivement un nouveau morceau. Le concert débute. Et d'emblée, le duo a réussi à nous plonger dans le vif du sujet.

Source Externe : octopus
Date de publication : 01/01/2003


Mots-clés : concert, chronique live, Underworld, Cité de la Musique, Karl Hyde, Rick Smith
Inséré le : 08/10/2007 15:49