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Escale marseillaise
Des Rencontres à l’échelle aux Informelles
Chapeau : Ignorant la Fiesta des Suds, un week-end marseillais nous a conduit des Bancs Publics au « festival de théâtre de recherche » organisé par les Bernardines. Non sans faire halte à l’Esplanade Saint-Jean, où le projet Mari-Mira déploie son « esprit cabanon ».
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : compte-rendu (Mots-clés : )
Genre Ressource : compte rendu
Rubrique : Espace critique
Jean-Marc ADOLPHE rédacteur
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Texte : Un petit exploit : avoir réussi à passer toute la fin de semaine quasiment sans avoir le moindre écho rugbystique des ultimes affrontements de la Coupe du monde. Et un autre tour de force : faire le voyage de Marseille sans céder aux sirènes de la Fiesta des Suds, qui s’ouvraient le 19 octobre avec les artificiers du Groupe F et le retour attendu de Massalia Sound System. Au lieu de quoi, nous nous en fûmes directement dans le quartier de la Belle de Mai, et encore, pas en pèlerinage à la Friche du même nom, mais dans une ancienne salle de boxe et de musculation, reconvertie depuis quelques années en un « lieu d’expérimentations culturelles ». Les Bancs publics, association animée par Guillaume Quiquerez et Julie Kretzschmar, entourés de sympathiques renforts, organisent la seconde édition des Rencontres à l’échelle, du 17 au 27 octobre.
« Centrées sur l'artiste à l'œuvre plutôt que sur l'œuvre d'art, ouvertes aux aventures expérimentales, forcément pluridisciplinaires », ces Rencontres à l'Echelle, dixit le programme, « témoignent du désir de nouer entre elles des échappées de sens et de sensations » et « répondent au besoin d'ébranler nos outils perceptifs et intellectuels, et d'accompagner l'émergence d'une autre présence ici et maintenant ». Un souci d’inter-connexion dont témoigne notamment, plaquée au mur, une installation sonore de Pierre Gordeff
(Tentative d’émancipation par l’écrémage du rebus numéro 24), sorte de « rhizome électrique » sensible aux déplacements du public, et qui active des objets résiduels collectés sur place, à Marseille. Dans un esprit tout aussi interactif, on a vu vendredi soir (19 octobre) une « pièce » de Paul-Emmanuel Odin, L’Instant. Auteur du texte-hommage à Thierry Kuntzel dans le dernier numéro de
Mouvement, Paul-Emmanuel Odin poursuit une recherche en thèse sur
« l’envers du temps dans l’histoire des formes visuelles ». Dans
L’Instant, c’est à une autre forme d’inversion qu’il se livre : la présence physique, live, des quatre « interprètes », n’est visible que par le truchement d’un dispositif vidéo qui capte, dépose, superpose des fragments de corps, de visages, de mouvement. Dans cette écriture en temps réel (David Lasnier à la vidéo, Frabrice Métais à la programmation informatique), le trouble naît d’une présence que l’on sent toute proche (de l’autre côté d’un rideau noir) mais qui se dérobe au « voir ». Ce projet se cherche encore : comment « digérer » le dispositif, qu’il en soit en lui-même oubliable pour être juste à l’endroit (ou à son « envers ») d’une confrontation avec un « public ».
Date de publication : 23/10/2007
Mots-clés : festival de théatre de recherche, sans-aplats, esprit cabaron, mari-Mira
Inséré le : 24/10/2007 13:06
http://http://www.confettis.org/phpPETITION/
Thèmes : spectacle vivant,