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Coup de poing dans le miroir
Portrait d'Arnaud Michniak
Chapeau : Arnaud Michniak part défendre son nouvel album (et le premier sous son nom),
Poing perdu, ainsi que son premier film, sur les scènes de l'Hexagone. L'occasion de rencontrer un musicien qui, avec ses groupes Diabologum ou Programme, montre que le rock peut être encore le miroir de la révolte.
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : portrait (Mots-clés : )
Genre Ressource : portrait
Genre Agenda : musique
Apparence :
Rubrique : Espace critique
Arnaud MICHNIAK musicien
David SANSON rédacteur
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Texte : Biographie / Né en 1972, Arnaud Michniak s’est illustré, au cours des années 1990, comme chanteur du fameux groupe rock toulousain Diabologum. Après trois albums remarqués – C’était un lundi après-midi semblable aux autres
(1993), Le goût du jour
(1994) et #3
(1996), édités par Lithium – et la dissolution du groupe, il fonde Programme avec le multi-instrumentiste Damien Bétous, dont le troisième et dernier album en date, Bogue
, a paru en 2004 chez Ici d’Ailleurs. Depuis, Arnaud Michniak a réalisé un moyen-métrage, collaboré avec le plasticien Loris Gréaud, et enregistré l’album Poing perdu
, paru il y a quelques semaines chez Ici d’Ailleurs.
Laver les motsPoing perdu, le nouveau mini-album que vient de publier Arnaud Michniak, pour la première fois sous son propre nom, s’ouvre par près d’une minute de blanc, grésillements et souffle, comme un film muet qui se déroulerait dans nos oreilles, comme les fréquences d’une radio qui aurait cessé d’émettre, puis vient une ligne de basse synthétique vrombissante, et enfin ces premiers mots :
« Un jour je volerai mieux que dans mes rêves / Mais d’ici là je dois rester calme / Mes rêves sont la prison que j’aime / Parce qu’elle est mienne, je l’aime / Je ne finis rien / Ce sont les gens et les choses qui se finissent en moi / J’exagère, mes mots n’ont pas le poids que j’espère… », premier chapitre d’une épopée qui va s’achever huit morceaux et vingt-trois minutes plus tard, sur ces paroles :
« Personne ne m’arrêtera puisque je ne vais nulle part. » Une conclusion qui fait écho à l’un des morceaux les plus impressionnants de Programme (le duo formé par Michniak avec Damien Betous), sur
Mon cerveau dans ma bouche, bien-nommé premier album paru à point nommé, avec le troisième millénaire :
Je sais où je vais (à écouter d’urgence sur
la page Myspace consacrée à Programme). Une conclusion qui laisse sans voix (autant parce qu’on a le souffle court que parce qu’on est béat d’admiration) au terme de ces 23 minutes qui sont un périple sans temps mort dans le cerveau de leur auteur, et dans le même mouvement un miroir brandi à la face de notre monde, une épopée de l’intime et de l’époque, 23 minutes mêlant rage et désenchantement, amertume et extra-lucidité, fièvre et contemplation, et qui malgré tout donnent l’envie et le courage de résister, qui exhortent à aller de l’avant, et véhiculent cette fois encore une incroyable force, un énorme pouvoir de
conviction.
Date de publication : 30/10/2007
Mots-clés : musique rock révolte
Inséré le : 25/10/2007 14:59
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http://www.icidailleurs.com
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