Si la page ne s'affiche pas, cliquez ici !!!
« Revitaliser l’opéra »
Portrait de Thierry Pécou
Chapeau : A Nanterre, le 11 janvier, l’ensemble TM+ et l'Arcal créent
Les Sacrifiées, premier opéra de Thierry Pécou, sur un livret de Laurent Gaudé. L’occasion de rencontrer un compositeur passionnant, dont l’œuvre se nourrit de voyages aux quatre coins du monde pour mieux revisiter la tradition.
Date : Les Sacrifiées, de Thierry Pécou, par l’ensemble TM+, dir. Laurent Cuniot, ms. Christian Gangeron, les 11 et 12 janvier à la Maison de la Musique de Nanterre (puis à Reims, Paris, Chevilly-Larue, Beynes, Massy, Sartrouville et Rouen). Tél. 01 41 37 94 21
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : portrait (Mots-clés : )
Genre Ressource : portrait
Genre Agenda : musique
Apparence :
Rubrique : Espace critique
Thierry Pécou compositeur
David SANSON rédacteur
Christian GANGNERON Metteur en scène
Laurent GAUDÉ musicien
petit-les-sacrifiees.jpg ()
rectangle-les-sacrifiees.jpg ()
Texte : Passeurs d’eau, « cantate amazonienne » créée à l’initiative du festival des 38e Rugissants, à Grenoble, en 2005 (et récemment publiée en CD par Intégral) ;
L’Oiseau innumérable, concerto pour piano créé par Alexandre Tharaud, en 2006, dans le cadre des Paris de la Musique ;
Nawpa, pour violon principal et orchestre à cordes (1999) ;
Symphonie du jaguar (2003),
Marcha de la humanidad (2005) ou
Vague de pierre (2007), pour ensemble ou grand orchestre ;
Voici le nouveau jardin (2005) pièce pour ensemble inspirée de la pensée chinoise ;
L’Etoile d’Orient(1990), pour flûte et orchestre, mixant des emprunts au
gagaku japonais et à la musique médiévale occidentale… Quelles que soient leurs nomenclatures, les titres des pièces de Thierry Pécou parlent d’eux-mêmes : ils disent bien à quel point ce compositeur, né en 1965, est inspiré, aspiré par l’ailleurs, combien en sa musique se noue, ainsi que l’écrivait Jean-Pierre Armengaud sur
le site Internet de musique nouvelle en liberté,
« un authentique dialogue des cultures ». Les œuvres de Thierry Pécou se nourrissent de ses incessants voyages – de Berlin (le sextuor
La Ronde hurlante, 1991) à Cuba (
Changò, pour trois flûtes et orchestre, 1993), en passant par la Russie (les partitions de chambres
Trois Icônes et
Poèmes du temps et de l’éther, 1995) et, surtout, par l’Amérique du Sud et l’Afrique Noire. Viennent ainsi s’y mêler les voix de civilisation ancestrales, les échos de rituels séculaires, aux acquis d’un métier solide, formé au Conservatoire de Paris (notamment, en orchestration, auprès de Serge Nigg) mais aussi finalement, et essentiellement,
« en autodidacte », comme il nous l’expliquait lui-même quelques jours avant Noël :
« Ma pratique de la composition s’est faite davantage par l’écoute et l’analyse des partitions que j’aime, par des échanges avec les instrumentistes. » Par sa propre pratique, également, de l’instrument. Avant de fonder, en 1998, son Ensemble Zellig, Thierry Pécou, pianiste de formation, a en effet tenu le positif au sein d’Ars Antica, formation vouée au répertoire ancien en compagnie de laquelle il pourra effectuer de nombreuses tournées, mais surtout développer une passion pour la musique médiévale qui irrigue nombre ses partitions (voir sa relecture de la fameuse messe
L’Homme armé, composée par Guillaume Dufay au XVe siècle), au même titre que son amour de Mahler, Debussy, Ravel, Stravinsky ou Messiaen. Dès 1990, à l’âge de 25 ans, le compositeur voyait son
Stabat Mater distingué par la Tribune Internationale des Compositeurs de l'Unesco.
Naviguant entre l’ici et l’ailleurs, les pièces de Thierry Pécou papillonnent également entre les disciplines – il a composé aussi bien pour la danse (
Une rose... a circle of kisses, de Karine Saporta, 1999) que pour le cinéma (voir sa partition pour le film muet
Nanouk l’Esquimau, créée dans le cadre du « Cinéma muet en concert » de l’Auditorium du Louvre). Mais cela, sans jamais de volonté préconçue de faire dans le « transdisciplinaire » ou le « crossover ». Sans jamais cesser, surtout de garder les pieds dans l’aujourd’hui, ni perdre de vue la tradition dans laquelle elles s’inscrivent. De tout cela,
Les Sacrifiées, son premier opéra, que l’Ensemble TM+ s’apprête à créer à la Maison de la Musique de Nanterre, devrait venir témoigner avec une force renouvelée.
Date de publication : 03/01/2008
Mots-clés : opéra, voyages, tradition
Inséré le : 03/01/2008 18:48
le site de TM+ -
http://www.tmplus.org
le site de l’Arcal -
http://www.arcal-lyrique.fr
Thèmes : musique,