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Tentative de ralentissement du temps

Festival Feux d’hiver à Calais

Chapeau : Le festival biennal Feux d’hiver s’est déroulé du 29 au 31 décembre derniers à la scène nationale de Calais. La cinquième édition de ce rendez-vous, où se mêlaient cirque, arts de la rue, musique et théâtre d’objets, avait pour cadre un Channel flambant neuf. Une unité de lieu pour un temps suspendu.

Source : Les éditions du mouvement (http://www.mouvement.net)

Genre : compte-rendu (Mots-clés : )

Genre Ressource : compte rendu

Genre Agenda : événement / festival

Apparence :

Rubrique : Espace critique

Naly GERARD rédacteur

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Texte : Le directeur de la scène nationale de Calais, Francis Peduzzi a le souci du bon accueil. Pour résumer son métier, il affirme volontiers que celui-ci relève, d’une certaine façon, d’un art : « l’art de présenter l’art ». En ce sens, le festival Feux d’Hiver est emblématique de sa démarche qui vise à créer le climat le plus propice à la rencontre entre les artistes et nous. En s’achevant le soir du 31 décembre, ce rendez-vous biennal propose un adieu lumineux à l’an écoulé. Cette fois, le Channel lui-même faisait partie du spectacle : après deux années de chantier, il présentait son nouveau visage, embelli par l’atelier de l’architecte Patrick Bouchain.
Les 15 000 mètres carrés des anciens abattoirs constituent un véritable îlot dans la ville– ne île où, le temps de Feux d’Hiver, on paie en « braises ». Dès les abords du site, on distingue la silhouette étrange du château d’eau transformé en belvédère grâce à un escalier en colimaçon signé François Delarozière, scénographe de Royal de Luxe et directeur de La Machine, associé à l’aventure de la rénovation. En pénétrant dans l’enceinte, on est frappé par le télescopage des styles architecturaux. Le corps de bâtiment d’origine, en briques, en grande partie conservé, dialogue ainsi avec un bloc gris métallique d’allure industrielle, l’Auberge de tendance art nouveauet le chapiteau permanent, bizarre accordéon vert et orange. Même patchwork dans la programmation de Feux d’hiver, où prime la diversité des personnalités et des formats –la majorité des spectacles s’adressant au « tout-public ». Quel est le point commun entre, par exemple, le Théâtre de l’Unité et ses Chambres d’amour, Fantazio et sa clique, Géranium et Man’Hu, les créateurs du Pendule et la bande du Cheptel Aleikoum ? Sans doute pas leur esthétique, mais un certain goût du jeu et un appétit de contact avec les spectateurs. En tout, quatorze équipes artistiques ont posé leurs marques dans le lieu, quatre jours durant, du matin au soir. Une permanence qui participait au brouillage des repères temporels.

Date de publication : 17/01/2008


Mots-clés : Channel, temps suspendu, cirque, arts de la rue, musique, théâtre d'objets
Inséré le : 16/01/2008 18:48