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Nouveautés théâtrales transalpines

Turin contemporain

Chapeau : Le Festival des collines turinoises, assurément l’un des plus inventifs d’Italie, présente jusqu’au 28 juin, une vingtaine de pièces représentatives de la création transalpine aujourd’hui, appuyées par des rencontres franco-italiennes sous le signe de Carta Bianca.

Source : Les éditions du mouvement (http://www.mouvement.net)

Genre : compte-rendu (Mots-clés : )

Genre Ressource : compte rendu

Genre Agenda : théâtre

Apparence :

Rubrique : Espace critique

Jean-Louis PERRIER rédacteur

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Texte : Le XIIIème Festival des collines turinoises (Torino creazione contemporanea – XIII festival delle colline torinesi) s’est ouvert par la seconde édition de Carta Bianca. Après Chambéry, où s’est amorcée l’an dernier cette manifestation de découvertes et d’échanges franco-italiens, se confirme ainsi l’installation d’un pivot de création auquel sont venus se rattacher les cinq régions transalpines (Val d’Aoste, Piémont, Ligurie, Rhône-Alpes et PACA). Ouvert par la flamboyante rhétorique vocale et gymnique de Le Mâtitube et les élans imagés de La Course au désastre (Christophe Huysman), et avant les sonneries peu réglementaires de Mon képi blanc (Sonia Chambretto-Hubert Colas), Carta Bianca 2 entendait faire témoigner d’incontestables émergeants des deux versants (Muta Imago, David Bobée, Vincent Dupont, Gwenaël Morin, Michela Lucenti, Joachim Latarjet, Nicolas Ramond, Babilonia Teatri, Thomas Guerry), afin d’ouvrir aux perspectives bien comprises d’une Carta Bianca 3.
Le premier week-end du Festival proposait quatre créations italiennes. La compagnie Fanny & Alexander (Chiara Lagani et Luigi de Angelis) qui jouit d’une large reconnaissance en Italie présentait Kansas, une première rêverie autour du Magicien d’Oz qui devrait trouver sa suite en juillet au Festival de Santarcangelo. La belle cohérence des images « américanisantes » de Kansas et leur savant enchaînement sont malheureusement écrasés par des tics stroboscopiques répétitifs. Vincenzo Schino quant à lui, présentait Voilà (en français dans le texte), une série de tableaux où se retrouve l’imaginaire du Teatro La Valdoca, coproducteur du spectacle. Voilà pourrait être une réflexion sur le grotesque s’il ne s’enfermait dans le genre, et ne marquait encore une fois les difficultés – sinon les impasses - du post-castelluccisme en Italie.

Date de publication : 18/06/2008


Mots-clés : productions franco-italiennes,
Inséré le : 19/06/2008 11:14
Le site du festival - http://www.festivaldellecolline.it