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Ville-mappemonde
Une 13e édition admirable du Festival de Marseille
Chapeau : Du 20 juin au 17 juillet, résolument pluridisciplinaires et passe-murailles, le Festival de Marseille met les bouchées doubles et s’aventure vers de nouveaux territoires.
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : brève (Mots-clés : )
Genre Ressource : brève / notice
Genre Agenda : événement / festival
Apparence :
Rubrique : 2008
Jean-Marc ADOLPHE rédacteur
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du 20/06/2008 00:00 au 17/07/2008 00:00
Marseille 13000 France (Sud-Est)
Texte : Décidément, la cité phocéenne met tous les atouts de con côté pour être désignée capitale culturelle de l’Europe en 2013. D’ores et déjà cette perspective semble en tout cas agir comme une potion magique sur nombre d’initiatives. Le Festival de Marseille met ainsi les bouchées doubles avec un programme particulièrement excitant qui offre selon sa directrice, Apolline Quintrand, « une large mappemonde, à l’échelle d’une ville cosmopolite et polycentrique ». Pour cette treizième édition, si le festival retrouve quelques-uns de ses lieux de prédilection, tels le Studio du Ballet National de Marseille (où l’on verra un programme composé par Jean-Christophe Paré, Fabrice Lambert, et la chorégraphe belge Karine Pontiès), le théâtre de la Sucrière et ses concerts de musiques du monde, le Studio Kelemenis pour une nouvelle série de « question de danse, questions d’artistes », ou encore l’espace muséal Villeneuve-Bargemon avec une exposition de Lawrence Malstaf propice aux illusions d’optique ; d’autres aventures voyageuses sont proposées. Dans son havre de Montevideo, Hubert Colas met en scène un texte de Sonia Chiambretto, Mon képi blanc (publié à Inventaire-invention). Au milieu des pins, dans la campagne Pastré, le vaste chapiteau en bois du Théâtre Nono, qui vient d’ouvrir, accueillera trois soirées consacrées à la jeune danse tchèque, mais deux créations de la compagnie hollandaise T.R.A.S.H. et du jeune collectif berlinois Nico and the Navigators ; deux pièces plutôt hallucinantes de l’Italienne Teodora Castellucci, et
Datamatics 2.0, magnifique concert audiovisuel du Japonais Ryoji Ikeda.
Résolument pluridisciplinaires et passe-murailles, le festival phocéen franchit cette année les portes du Port Autonome de Marseille avec le splendide
opération : orfeo de la compagnie danoise Hôtel pro forma, suivi par des œuvres chorégraphiques du meilleur voltage :
Zeitung et l’inusable
Fase d’Anne Teresa De Keersmaeker, l’infernal
Hell, d’Emio Greco et Pieter C. Scholten, et les déclinaisons anamorphiques du
Stravinsky project de Michael Clark, enfant terrible de la danse britannique. Tandis que le Hangar 15 donnera refuge à l’exposition produite par le Centre national de la danse sur l’aventure militante du New Dance Group à New York de 1932 à 1955 ; en extérieur, les improvisations contextuelles d’Ex Nihilo essaimeront leurs
Trajets de vie, trajets de ville (lire l’article paru dans notre numéro 48)). Pour celles et ceux que tant de possibles pérégrinations n’auraient point encore rassasié, on ne saurait que conseiller d’ajouter à la liste le parcours itinérant de Stefan Kaegi avec les camionneurs bulgares de
Cargo Sofia, enseigne réjouissante d’un théâtre documentaire et politique, et néanmoins onirique.
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Festival de Marseille, du 20 juin au 17 juillet. Tél. 04 91 99 02 50.
Crédits photo : Ryoji Ikeda
Date de publication : 01/07/2008
Mots-clés : Anne Teresa De Keersmaeker,Teodora Castellucci, Ryoji Ikeda,Emio Greco
Inséré le : 01/07/2008 11:17
le site du Festival de Marseille -
http://www.festivaldemarseille.com
Thèmes : danse contemporaine, musique contemporaine, théâtre,