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La douce chambre de nos enfances
Sweet Home, d'Arnaud Cathrine
Chapeau : Arnaud Cathrine écrit des romans, mais depuis toujours la musique et la scène hantent son écriture. On ne sétonnera pas de retrouver son
Sweet Home sur la scène du Théâtre de la Tempête, dans une adaptation de jean-Pierre Garnier. sur le plateau, un quatuor d'acteurs lumineux oportés par un récit familial vertigineux, qui garde bien ses secrets.
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : compte-rendu (Mots-clés : )
Genre Ressource : compte rendu
Genre Agenda : théâtre
Apparence :
Rubrique : 2008
Rubrique : Espace critique
Arnaud Cathrine écrivain
Jean-Pierre Garnier Metteur en scène
Thibault DE MONTALEMBERT comédien
Bruno TACKELS rédacteur
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Texte : C’est du théâtre de Chambre, celui que l’on imagine distillé dans toutes ces maisons douces qui peuplent nos enfances. Une sorte de partition de l’intime, qui décline, par étapes, les strates enfouies qui constituent et disloque à la fois une famille ordinaire, comme il en existe tant, sur toutes les côtes françaises. Une famille ordinaire, mais au bord du gouffre. La maison des vacances qui sert de scène primitive est sur une falaise, face à la mer.
C’est la mère qui mettra fin à ses jours, justement, incapable de résister à l’appel du vide. En trois chapitres racontés à trois époques différentes, les trois enfants vont livrer leur version, dévider leur vie, leur fissure et leur ressort vital. Comment faire avec la catastrophe inaugurale ? Et de quel autre drame vient-elle boucler la boucle ? La maison semble douce, et pourtant le malheur a tout envahi, emportant tout sur son passage. A rebours, la violence des rapports n’empêche pas la plus grande des douceurs, dans la langue, dans la façon de faire couler les phrases.
Vincent, Lily et Martin, les trois enfants, racontent leur histoire sous le regard de Nathan, leur ami d’enfance, miroir de tout ce qu’ils ne peuvent se dire. Par bribes, jouant de l’écho et du ressac, ils vont dresser l’autoportrait familial d’une vie qui dialogue avec la mort, plus tôt que prévu. Exposés sur des promontoires qui augurent la chute, les quatre corps jouent la sombre partition d’un désastre programmé. Et pourtant la maison était douce…
> Sweet Home, d’Arnaud Cathrine, adaptation et mise en scène Jean-Pierre Garnier, jusqu’au 15 février à Vincennes, Théâtre de la Tempête.
Date de publication : 05/02/2009
Inséré le : 05/02/2009 16:07
le site de La Tempête -
http://www.la-tempete.fr