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Forza Italia !
Le festival Théâtres au cinéma, à Bobigny, s’intéresse cette année à l’Italie
Chapeau : A Bobigny, le Magic Cinéma organise, du 20 mars au 5 avril, la 20e édition du festival Théâtres au cinéma. A cette occasion, un coup de chapeau est rendu à deux fortes têtes italiennes : Marco Bellochio et Carmelo Bene.
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : compte-rendu (Mots-clés : )
Genre Ressource : compte rendu
Genre Agenda : théâtre
Apparence :
Rubrique : Le Vrac
Jérôme Provençal rédacteur
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du 20/03/2009 00:00 au 05/04/2009 00:00
Salle : Magic Cinéma
rue du chemin vert
01 41 60 12 34
Bobigny 93000 France (Ile-de-France)
Texte : Initié par Dominique Bax, directrice du Magic Cinéma de Bobigny, le festival Théâtres au cinéma fête son vingtième anniversaire en hissant haut les couleurs de l’Italie : primo, une rétrospective intégrale des films de Marco Bellochio, augmentée d’une carte blanche et d’une exposition de peintures ; secundo, un hommage à Carmelo Bene, l’enfant terrible (mort en 2002) de l’art transalpin de la fin du XXe siècle. Selon Dominique Bax,
« rassembler ici Marco Bellochio et Carmelo Bene, c’est rendre hommage, au-delà des différences de leurs œuvres, à une même volonté de résistance. » Est-il besoin de souligner à quel point il est salutaire, dans la France et l’Italie d’aujourd’hui, de mettre en avant cette volonté de résistance ?
Réunissant courts et longs métrages, documentaires et fictions, la rétrospective Bellochio va permettre de redécouvrir en profondeur une filmographie encore largement méconnue, demeurée dans l’ombre de géants tels que Pasolini, Fellini ou Antonioni. Né en 1939, Marco Bellochio a signé son premier long métrage,
Les poings dans les poches, en 1965 : d’obédience marxiste, cette satire fiévreuse de la société bourgeoise, dont le rôle principal est tenu par Lou Castel (que Bellochio retrouvera plusieurs fois au long de sa carrière), vaut à son auteur une immédiate reconnaissance critique. Préférant susciter l’indignation que l’indifférence, Bellochio use volontiers d’une matière polémique et nimbe à plaisir ses films d’un parfum de scandale. Si ce goût du scandale trahit parfois une certaine artificialité (ainsi
Le Diable au corps, en 1986, et sa très médiatisée scène de fellation non simulée par Maruschka Detmers), il est le garant d’un esprit vif et rétif aux conventions. Après avoir traversé une période d’éclipse durant les années 1990, Bellochio a connu un retour en grâce à partir de
La Nourrice (1999), inspiré d’un conte de Pirandello. Tous deux sujets à de belles controverses en Italie,
Le Sourire de ma mère (2002) et
Buongiorno, notte (2003) témoignent encore d’un persistant désir de ne pas se ramollir.
Carmelo Bene ne s’est, lui non plus, jamais ramolli. Mêlant intimement ses pratiques littéraires, théâtrales et cinématographiques, il laisse derrière lui une œuvre virulente, profondément irrécupérable. Créateur titanesque, en guerre contre la prudence et la raison, Carmelo Bene a joué intensivement avec la machine-cinéma pendant six ans, de 1967 à 1973, tournant plusieurs moyens et longs métrages, parmi lesquels le fulgurant
Capricci (1969, avec lui-même et Anne Wiazemski). Par la suite, il a mené d’autres expériences audiovisuelles à la télévision, en relation étroite avec ses opérations scéniques : il y eut par exemple
Hamlet (1974),
Richard III (1977) ou
Pinocchio (1999). Cet hommage à Carmelo Bene s’accompagne d’une opportune initiative éditoriale, à savoir la publication d’un scénario inédit,
A Boccaperta, dans une traduction de Jean-Paul Manganaro. Une lecture, mise en musique par Marc Perrone, en sera proposée vendredi 3 avril.
Crédit photo: Archives fonds Carmelo Bene.
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20e édition de Théâtres au cinéma, du 20 mars au 5 avril au Magic Cinéma, Bobigny.
Date de publication : 19/03/2009
Mots-clés : Festival Théâtre au cinéma, Magic Cinéma, Bobigny
Inséré le : 19/03/2009 12:03
Magic Cinéma -
http://www.magic-cinema.fr