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« Bon voisinage » encyclopédique
Mark Geffriaud expose au musée de Rochechouart
Chapeau : Au fil de ses installations, Mark Geffriaud manipule références et images d’archives, constituant une vaste encyclopédie personnelle qui va des philosophes présocratiques aux magazines actuels. Une richesse à (re)découvrir dans son exposition personnelle au musée de Rochechouart, intitulée « Nous tournons en rond dans la nuit… » en hommage à Guy Debord.
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : entretien (Mots-clés : )
Genre Ressource : entretien
Genre Agenda : arts visuels
Apparence :
Rubrique : Espace critique
Mark GEFFRIAUD plasticien
Timothée Chaillou rédacteur
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du 01/03/2009 00:00 au 15/06/2009 00:00
Salle : Musée départemental d'art contemporain de Rochechouart
Place du château
05 55 03 77 77
ouvert tous les jours (sauf mardi) de 10h à 12h30 et de 13h à 18h.
Rochechouart 87600 France (Sud-Ouest)
du 10/06/2009 00:00 au 14/06/2009 00:00
Salle : Art Première / Art Basel 40
Texte : Pouvez-vous nous parler de votre pièce présentée dans le cadre de l’exposition Nous tournons dans la nuit… au musée de Rochechouart ? Le palindrome, la mise en boucle furent-ils vos points de départ ?« Le titre de l’exposition de Rochechouart emprunte à celui du dernier film de Guy Debord,
In girum imus nocte et consumimur igni (Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes consumés dans le feu), palindrome parfois attribué à Virgile. La boucle que cette phrase opère sur elle-même autour d’une sorte de feu central dans lequel toute chose semble appelée à se consumer m’a rappelé la cosmogonie de Philolaos de Croton, disciple de Pythagore, qui fut le premier à penser que la terre était en orbite. Dans son système, le soleil n’occupe pas davantage une place centrale, relégué lui aussi à la périphérie d’une gigantesque boule de feu. Il considérait par ailleurs que les étoiles étaient des trous dans le ciel qui laissaient voir un second feu derrière. La terre se retrouvait comme cernée par ces deux incendies.
Cela m’a donné envie de relire ce que Nietzsche avait écrit à propos d’Héraclite – qui faisait du feu la force motrice de l’univers – et plus généralement de la philosophie présocratique. Leurs grandioses cosmogonies, si éloignées de nos évidences rationalistes, exercent à leur manière une très forte attraction. Finalement, je n’étais pas tant intéressé par les différentes modalités de gravitation d’une planète que par la force d’apesanteur que peut exercer un système de pensée.
C’est donc l’attirance que j’éprouve pour cette période de la philosophie ainsi que mes recherches au sujet de l’invention de l’astrolabe, qui lui est contemporaine, qui sont à l’origine de cette installation, intitulée
A river twice, en référence à la célèbre maxime d'Héraclite :
"On ne se baigne jamais deux fois dans la même rivière".
Date de publication : 14/04/2009
Mots-clés : installations, nuit, river, rouge, incertitude, herbier, polka
Inséré le : 14/04/2009 12:10
Site de Art Basel -
http://www.artbasel.com
Site du musée de Rochechouart -
http://www.musee-rochechouart.com
Thèmes : arts plastiques,