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Avignon, cru 2009
Autour du 63e Festival d’Avignon
Chapeau : Après un faux départ avec un spectacle totalement raté d’Amos Gitai, le 63e Festival d’Avignon atteint sa vitesse de croisière. Mouvement.net vous propose de suivre son actualité au jour le jour via les blogs de la rédaction. et de relire certains comptes rendus de spectacles déjà publiés ici : ceux de Jan Fabre, Jan Lauwers et Oskar Gómez Mata.
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : compte-rendu (Mots-clés : )
Genre Ressource : dossier
Genre Agenda : événement / festival
Apparence :
Rubrique : 2009
Jan Fabre chorégraphe et metteur en scène
Oscar GOMEZ MATA Metteur en scène
Amos Gitaï Metteur en scène
Jan Lauwers Metteur en scène
Wajdi MOUAWAD auteur, metteur en scène
David SANSON rédacteur
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du 08/07/2009 00:00 au 31/07/2009 00:00
Avignon 84000 France (Sud-Est)
Texte : Le 63e Festival d’Avignon s’est ouvert mardi 7 juillet, dans le cadre sublime de la carrière de Boulbon, par une nouvelle démonstration de l’adage selon lequel un bon metteur en scène de cinéma ne fait pas forcément un bon metteur en scène de théâtre. Auteur de quelques films remarquables et remarqués (
Kaddosh,
Kippour…), l’Israélien Amos Gitai a livré, avec
La Guerre des fils de lumière contre les fils des ténèbres, un pensum d’1h45 dans lequel il n’y a malheureusement rien à sauver : pas même le jeu des comédiens (parmi lesquels Jeanne Moreau et Mireille Perrier), pas même une musique qui, dans un tel contexte, prenait elle-même des aspects larmoyants et grandiloquants – là où Amos Gitai voulait, selon ses propres dires, donner à entendre un
« oratorio ».
On ne s’appesantira pas longtemps sur un tel ratage, adapté d’un livre de l’auteur judéo-romain Flavius Josèphe,
La Guerre des juifs, narrant la guerre mené par Rome contre les Juifs en Palestine dans les années 70 après Jésus-Christ : un texte qui semble tenir à c½ur à Amos Gitai, puisque celui-ci en avait déjà proposé une adaptation (avec Samuel Fuller dans le rôle du narrateur et une musique de Stockhausen !), il y a quinze ans, à la Biennale de Venise. Un texte dont, en l’absence totale de point de vue et d’idées de mise en scène (avec quelques passages multilingues en guise de caution humaniste), faute sans doute également d’un travail suffisant et suffisamment serein (l’artiste est un d’un tempérament peu commode, pour user d’un euphémisme), on est bien en peine de percevoir l’intérêt autre que littéraire et historique. Bien au contraire, le côté statique, didactique et emphatique de l’ensemble confèrait par moments aux mots du chroniqueur des accents nationalistes extrêmement embarrassants. L’espace d’une soirée, le Festival d’Avignon a ressemblé au Puy du Fou…
Qu’à cela ne tienne : jusqu’au 29 juillet, entre le Festival « In » et les 980 spectacles du « Off », Avignon devrait apporter son lot de bonheurs et d’émerveillements. Sous l’égide du Libano-québecois Wajdi Mouawad – seul artiste associé cette année –, qui donnera dans la cour en intégrale nocturne (onze heures) sa trilogie (
Littoral, Incendies, Forêts) avant son quatrième volet inédit de ce
Sang des promesses : Ciels, le Festival In part à la découverte du monde. La Méditerranée antique et moderne, avec
(A)pollonia mis en scène par Krzysztof Warlikowski d’après Eschyle, Euripide, Hanna Krall, Jonathan Littell,
Sous l’½il d’¼dipe de Joël Jouanneau… Le Liban, avec la venue de Lina Saneh et Rabih Mroué avec
Photo-Romance – une adaptation de
Une journée particulière dans le contexte de la guerre de 2006 – ou Joanna Hadjithomas et Khalil Joreige avec une installation. L’Orient méditerranéen viendra résonner par la
Radio Muezzin importée du Caire par Stefan Kaegi, tandis que son Occident pointera les fulgurances d’Israel Galvan dans
El Final de este estado de cosas, redux à la carrière de Boulbon. Le versant québécois nous apportera les dernières fantasmagories technologiques de Denis Marleau, qui adapte
Une fête pour Boris, première pièce de Thomas Bernhard ; et nous fera découvrir
CHS de Christian Lapointe et
Un peu de tendresse, bordel de merde ! de Dave St-Pierre. Sans oublier Claude Régy (
l’Ode maritime de Pessoa), Jan Fabre, Jan Lauwers, Pippo Delbono, Maguy Marin, Thierry Bédard, Jean-Michel Bruyère, Rachid Ouramdane, Christoph Marthaler, Dieudonné Niangouna & Pascal Contet, Hubert Colas…
En attendant de suivre au jour le jour le déroulement de ce Festival d’Avignon sur le
blog de la rédaction de Mouvement, et outre le portrait de François Chaignaud et Cecilia Bengolea (dont le spectacle
Sylphide est proposé dans le cadre de la 25e heure) que nous publions par ailleurs, nous vous proposons ici de relire les comptes rendus de trois spectacles déjà recensés sur Mouvement.net et figurant à l’affiche de cette 63e édition :
La Maison des cerfs de Jan Lauwers,
Orgie de la tolérance de Jan Fabre, et
Kaïros, sisyphes et zombies d’Oscar Gómez Mata.
> 63e Festival d’Avignon, du 7 au 29 juillet.
Crédits photos :
La guerre des fils de lumière contre les fils des ténèbres, d’Amos Gitai. Crédits : Christophe Raynaud de Lage / Festival d’Avignon.
Date de publication : 08/07/2009
Mots-clés : coup d'envoi, raté, festival, création, méditérranée, varié, histoire
Inséré le : 08/07/2009 15:43
le site du Festival d'Avignon -
http://www.festival-avignon.com
le site du Off -
http://www.avignonleoff.com
Liaison Document :
Thèmes : création, danse contemporaine, théâtre contemporain,