Si la page ne s'affiche pas, cliquez ici !!!

Vingt ans, l’âge de tous les possibles ?

Les Etats généraux du film documentaire de Lussas

Chapeau : Dans le petit village ardéchois, le succès des Etats généraux du 16 au 22 août ne s’est pas démenti avec plus de 4500 festivaliers et la moisson fertile de près de 200 films, sans compétition, mais sélectionnés collégialement.

Source : Les éditions du mouvement (http://www.mouvement.net)

Genre : compte-rendu (Mots-clés : )

Genre Ressource : compte rendu

Genre Agenda : cinéma

Apparence :

Rubrique : Espace critique

Christiane DAMPNE rédacteur
Jean-Marie Barbe directeur de structure
Frédéric MITTERRAND ministre de la culture
Marie-José MONDZAIN philosophe

rectangle_lussas2009.jpg ()
petit_lussas2009.jpg ()

Texte : Rendre compte de la richesse et du foisonnement de la programmation lussassoise qui alterne projections, débats et rencontres, relève d'une gageure impossible à tenir. Tentons néanmoins de dégager quelques grandes lignes entre continuités et nouveautés, histoire et avenir.

Retour aux sources
Fondés en 1989, les Etats généraux ne sont pas nés ex nihilo et leurs prémices remontent à une décennie plus tôt avec la création de l'association Ardèche images, qui se fixait quatre objectifs initiaux : la création cinématographique, la diffusion de films, la formation aux techniques du cinéma et l'organisation d'un festival de cinéma. Avec l'association parisienne la Bande à Lumière, elle donne le jour aux premiers Etats généraux en août 1989. Une date fondatrice en résonance au bicentenaire de la Révolution. En 1789 se déroulent les Etats généraux réunissant l'ensemble des provinces françaises qui viennent avec leurs cahiers de doléances. Deux siècles plus tard des Etats généraux autour du film documentaire sont proposés.

Quelles doléances en 1989 ?
Principalement une meilleure reconnaissance du genre par la télévision qui passe par une plus grande diffusion et des documentaires en prime time. Mais aussi un soutien à la production en Région : « à l'époque il existait une soixantaine de maisons de production, toutes ou presque étaient sur Paris ! », souligne Jean-Marie Barbe, l'un des fondateurs du festival et natif du village.

L’évolution
Si du côté de la production, la situation s'est améliorée avec une meilleure répartition des structures en région, en revanche elle s'est nettement dégradée avec la faible diffusion et le désengagement des télévisions publiques sur la partie la plus créative du documentaire de création. Le divorce TV et festival de films documentaires est un constat depuis 10 ans, selon l’ancien directeur.
D'autre part le processus d'initiative s’inverse à partir du milieu des années 1990 : jusqu’alors, le réalisateur, animé d'une curiosité, d'un désir ou d'une nécessité sur un sujet, le proposait à un producteur qui à son tour sollicitait une télévision. Aujourd'hui, seule la commande règne, accompagnée d'un formatage plus ou moins imposé si l'autocensure n'a pas correctement œuvré.
Le nombre de réalisations - notamment des autoproductions -, a fortement augmenté avec des outils numériques plus légers et moins chers. Malgré ce désengagement des télévisions, la création reste vivace grâce au soutien de structures institutionnelles qui compensent l'absence de marché : les régions, le CNC, le ministère de la Culture et les sociétés d'auteurs.
Enfin, si le documentaire a fait son apparition dans les salles de cinéma, sa diffusion reste limitée, excepté pour quelques rares grands succès publics.

Date de publication : 01/09/2009


Mots-clés : festival, documentaire, lussas, états généraux, incertains regards
Inséré le : 01/09/2009 17:11
le site de doc net films éditions - http://www.docnet.fr
le site de la Scam - http://www.scam.fr
le site du village documentaire - http://www.lussasdoc.com

Thèmes : cinéma, politique,