Si la page ne s'affiche pas, cliquez ici !!!

Présences nomades

Le festival de Radio France voyage

Chapeau : De Paris à Shanghai via Venosa, Présences fête ses 18 ans par un regain d’itinérance. En préambule à son excursion d’une semaine à Shanghai, dans le cadre de l’Exposition Universelle, début mai prochain, le festival de Radio France propose dès septembre, dans son port d’attache parisien, une exploration (gratuite) de la scène musicale chinoise. Et honore la mémoire du compositeur Olivier Greif.

Source : Les éditions du mouvement (http://www.mouvement.net)

Genre : festival (Mots-clés : )

Genre Ressource : brève / notice

Genre Agenda : musique

Apparence :

Rubrique : Le Vrac

Olivier GREIF compositeur
Jérémie SZPIRGLAS rédacteur

petit_presences2009.jpg ()
rectangle_presences2009.jpg ()

du 18/09/2009 00:00 au 20/09/2009 00:00
Salle : Maison de Radio France
116, avenue du président Kennedy
0156401546
Paris 75016 France (Ile-de-France)




Texte : Le festival Présences a 18 ans ! Pour fêter dignement sa majorité, il s’offrira début mai une petite excursion à l’autre bout du monde : une semaine à Shanghai, dans le cadre de l’Exposition Universelle. Pour bien préparer cette vaste saison, Présences donnera, dès septembre, un avant-goût de Chine à son habituel public parisien.

Le premier week-end de concerts (les 18, 19 et 20 septembre – en attendant un second mi-novembre) se place en effet sous le signe des inspirations extra-européennes de notre musique occidentale. De Maurice Ravel (Daphnis et Chloé) à Tristan Murail (Vision de la Cité Interdite), en passant par Dutilleux, Bright Sheng et John Adams (China Gates), l’Orient se fera de plus en plus palpable et de plus en plus Extrême – notamment dans les palettes orchestrales que, depuis Rameau et en passant par Berlioz et Ravel, nos compositeurs hexagonaux sont particulièrement habiles à manier.

Ce cheminement vers l’Est sera l’occasion de rendre hommage à l’un des compositeurs français qui incarnent mieux que tout autre cette ouverture aux cultures asiatiques – un musicien hélas peu connu du grand public et trop tôt disparu. Pianiste remarquable et remarqué, brutalement décédé en 2000 à l’âge de 50 ans, Olivier Greif n’a en effet, et malgré un succès d’estime, pas encore reçu en tant que compositeur la reconnaissance que sa musique, d’une intense force expressive, aurait dû lui valoir. Est-ce en raison de son cheminement atypique, de sa personnalité discrète et pour le moins déroutante ? Né dans une famille juive de l’Est, d’un père médecin, ancien résistant et ancien déporté, Olivier Greif a longtemps été assistant de son maître, Luciano Berio, au Conservatoire de Paris, avant de s’embarquer, à la fin des années 1970, dans une longue quête d’identité spirituelle. Séduit par un certain mode de pensée indien, il devient le représentant en France de son Gourou et cesse de composer pendant près de 10 ans. Même à l’issue de cette période de silence, sa musique restera empreinte d’un certain « pessimisme mystique », comme il aimait lui-même à le qualifier avec humour… Pour mieux éclairer son œuvre, Présences présente trois partitions très différentes, couvrant la quasi intégralité de sa vie créatrice : Le Tombeau de Ravel (1975), originellement écrit pour deux pianos, orchestré par Fabien Waksman, les Lettres de Westerbork (1993), pour mezzo-soprano et deux violons, dans laquelle on pourra apprécier le lien si singulier que Greif entretient avec la voix et le texte, et enfin le Concerto pour violoncelle « Durch Adams Fall » (1999), interprété par Henri Demarquette sous la direction de Jean-Claude Casadesus le 18 septembre.

A ne surtout pas manquer également, le 19 septembre à 17h30, ce singulier concert hommage à Gesualdo. Prince de Vénosa, issu d’une puissante famille aristocratique et petit-neveu de pape, Carlo Gesualdo se passionne très tôt pour la musique, mais ce n’est qu’après avoir tué sa femme et l’amant de celle-ci que, retiré dans son domaine et rongé par la culpabilité, il y consacre sa vie. Audacieux et inventifs, ses madrigaux témoignent d’un esprit génial longtemps considéré comme dérangé mais qui se révèle aujourd’hui des plus visionnaires. Depuis sa redécouverte par les baroqueux, la musique de Carlo Gesualdo fascine non seulement les compositeurs contemporains, mais également des musiciens et artistes issus d’autres horizons, comme le guitariste de jazz David Chevallier et ses compagnons, qui la réinterprèteront avec toute la fantaisie qui sied à ce « festival de création musicale » – décidément bien résolu à jouer la carte de la transversalité spatio-temporelle. Le tout en entrée libre.


Présences 2009-2010, du 18 au 20 septembre (puis du 13 au 15 novembre) à Paris, Maison de Radio France. Tél. 01 56 40 15 16

Date de publication : 08/09/2009


Mots-clés : musique chinoise, olivier greif, radio france, festival présences, gesualdo, exposition universelle
Inséré le : 08/09/2009 10:17
le site de Radio France - http://www.concerts.radiofrance.fr

Thèmes : festival, monde, musique,