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Belgitude et Suissité
Les festivals Backstage à Saint-Etienne et les Urbaines à Lausanne
Chapeau : A Saint-Etienne et à Lausanne, les festivals Backstage et les Urbaines examinent sur le plateau principes de précaution et autres peurs contemporaines. Une traversée des genres et des frontières, entre influences belges et suisses.
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : reportage (Mots-clés : )
Genre Ressource : reportage / enquête
Genre Agenda : arts visuels
Apparence :
Rubrique : Espace critique
Simon Deppierraz artiste
Grégory Lasserre artiste
François Béchaud Directeur Artistique
Eric Demey rédacteur
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Texte : Hé! Ho!. Depuis un voilier sur le lac Léman, visible de l'esplanade de la cathédrale de Lausanne, Simon Deppieraz et Aurélien Collas tentent d’être remarqués par la terre ferme. Les festivals Backstage et Urbaines intègrent ce risque de s'isoler pour mieux se faire entendre. Avec succès : l'interdisciplinarité, cap résolu de leur programmation, traverse autant les genres que les frontières.
S'il est des clichés sur la Belgique, gardons celui d'un pays dont les artistes pétris d'autodérision et nourris de surréalisme posent un regard décalé sur le monde, la fameuse Belgitude. Vérification à Saint-Etienne, lors de cette édition « Made in Belgique » du festival Backstage.
Coalition est une création issue de deux collectifs bruxellois, l'un francophone, Transquinquennal, et l'autre néerlandophone, Tristero. Le spectacle, qui relève du théâtre-performance, reprend l'histoire de ce Mig 23, avion militaire russe, qui était venu s'écraser sur un homme endormi dans une maison de Belgique, en 89, avant que le mur ne s'effondrât à Berlin. La trajectoire tragique et symbolique de cet engin abandonné par son pilote au-dessus de la Pologne sert de fil rouge à une évocation de la peur dans nos sociétés. Maintenant qu'a disparu la menace d'une guerre atomique opposant les deux blocs, ce sont les « principes de précaution » et autre « gestion du risque » qui pullulent et dressent la peur à tous les coins de rue. Mais le spectacle ne se veut pas revendicatif -
« au théâtre, il n'y aurait que des gens qui sont déjà d'accord », précise Stéphane Olivier –, plutôt drôle et innovant à partir d'un dispositif dans lequel un écran projette des sentences semblant dicter le destin, l'avenir, et des anecdotes et statistiques qui rappellent que le danger peut s'inviter au théâtre. Avec des scènes mémorables d'un comédien moscovite chantant
My way devant les choeurs de l'armée russe, d'une reproduction en direct d'un tir à la pomme façon Guillaume Tell, de l'invasion de la scène par une mousse anti-incendie venue tout droit de chez Rodrigo Garcia, le spectacle cependant perd en dynamique par son dispositif.
Date de publication : 16/12/2009
Mots-clés : festival, belge, suisse,
Inséré le : 16/12/2009 10:51
Thèmes : arts visuels,