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Train fantôme:
Elaine Sturtevant
Chapeau : La rétrospective de l'Américaine Elaine Sturtevant se veut fidèle à quarante ans de pratique : un certain nombre de malentendus, beaucoup de références artistiques et un démontage patient des arcanes de l'art. Sa nouvelle installation remet sur les rails toute la verve de celle qui bouleversa le statut d'auteur et de l'originalité.
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : exposition (Mots-clés : )
Genre Ressource : compte rendu
Genre Agenda : arts visuels
Apparence :
Rubrique : Espace critique
Elaine Sturtevant artiste visuel
Damien Delille rédacteur
sturtevant_rect.jpg (titre : sturtevant / )
sturtevant.jpg (titre : sturtevant_carre / )
du 05/02/2010 00:00 au 25/04/2010 00:00
Salle : Musée d'art moderne de la ville de Paris
11, av du Président Wilson, Paris 16eme
01 53 67 40 00
Paris France (Ile-de-France)
Texte : L'ARC fait le pari audacieux de présenter une artiste souvent mal comprise, sous estimée ou tout simplement difficile à ranger dans l'histoire d'un art linéaire. Elaine Sturtevant, née au début des années 1930, a cette spécificité somme toute légère d'avoir répliqué dès sa première exposition, en 1965 à New York, les œuvres de ses congénères, avant qu'ils n’entrent au panthéon de l'art. Pratique trop radicale pour être prise au sérieux, sûrement pas assez performative pour être associée à Fluxus, on retrouve Sturtevant vingt ans plus tard, dans la génération appropriationniste des années 1980. Notons que sa carrière est interrompue pendant dix ans, de 1974 à 1986, en pleine période de l'art conceptuel. Sturtevant reproduit donc à l’époque du Pop, les
Flowers de Warhol, ainsi que le
Nu descendant un escalier de Duchamp dès 1967, et sa série de ready-mades historiques, que l'on retrouve pour l'occasion, avec les
1200 sacs de charbon reproduits en 1972. Dans les années 1980, Keith Haring et Joseph Beuys ont droit aux répliques fidèles de leurs travaux, proche d'artistes comme Sherrie Levine ou plus indirectement Louise Lawler, dans ce réexamen de la dégradation de l'original due à la reproduction technique. Mais le rapprochement s'arrête là, tant Sturtevant reste fidèle à l'œuvre matérielle, conservant cependant le statut « autographique » (original, à différencier du statut « allographique », multiple, selon le philosophe Nelson Goodman) de l'œuvre. Dans
Stella Union Pacific de 1989, on retrouve ainsi Sturtevant face à la toile, reproduisant patiemment les traits à coup de pinceau selon la composition géométrique de Frank Stella.
Date de publication : 15/03/2010
Mots-clés : Musée d'art moderne de la ville de Paris, Elaine Sturtevant,
Inséré le : 15/03/2010 16:05
Thèmes : arts visuels,