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La confusion au Beursschouwburg
Le festival On Y Danse Tout En Rond
Chapeau : La deuxième édition du festival On Y Danse Tout En Rond au Beursschouwburg invite cette année des artistes bien connus de la scène locale, telle Lilia Mestre ou Gabriel Lester, mais permettra au public bruxellois de rencontrer le travail d’Amanda Piña ou de Joris Lacoste.
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : brève (Mots-clés : )
Genre Ressource : brève / notice
Genre Agenda : événement / festival
Apparence :
Rubrique : 2010
Ivo Dimchev chorégraphe
Joris Lacoste Metteur en scène
Emmanuelle Lafon actrice
Gabriel Lester artiste
Lilia Mestre / David Freeman performeur
Amanda Pina chorégraphe
Daniel Zimmermann plasticien
Florent DELVAL rédacteur
petit_onydansetoutenrond.jpg (titre : carré_on y danse / )
rect_onydansetoutenrond.jpg (titre : rect_onydanse / )
du 17/03/2010 00:00 au 27/03/2010 00:00
Salle : Beursschouwburg
Bruxelles 1000 Belgique
Texte : Le festival On y danse Tout En Rond annonce par son un titre un programme des plus clairs. Heureusement, comme pour l’édition de l’année précédente, qui proposait
La Mélancolie des dragons de Philippe Quesnes aux côtés d’un film de Guy Maddin, la « danse » ne se résume ici à son sens littéral. Pour sa deuxième édition, On Y Danse Tout En Rond le festival du Beursschouwburg, invite pour la première fois des artistes que le public belge n’avait pas encore eu l’occasion de rencontrer et d’autres plus familiers mais qui privilégient toujours les formats aventureux.
Parlement, cosigné par Joris Lacoste, metteur en scène et Emmanuelle Lafon, actrice, est une entreprise sans pareille, à la fois classique dans la rigueur de sa construction et dans son recours à la virtuosité comme ressort performatique mais totalement inédit quant à l’endroit de sa recherche.
Parlement est présenté dans un dispositif de récital, plateau nu, pupitre et partition. Joris Lacoste joue donc, comme il l’avait fait avec
9 Lyriques pour actrice et caisse claire, sur les codes du contexte, qu’il fait encore légèrement glisser, pour une pièce qu’il qualifie de « proposition ». Le contexte et ses variations, c’est sans doute aussi ce que la pièce donne à entendre. Emmanuelle Lafon, telle un sampler, exécute un catalogue de paroles diverses où, à cause de l’accumulation, le sens importe moins que l’origine. Dans un premier temps, chaque extrait est exemplaire d’un genre, d’une situation, d’une fonction. Et si l’on se perd au fil de la pièce, ce n’est pas tant que le sens échappe, mais que le référent devient incertain. Le référent n’est pas ici ce à quoi le langage renvoie, mais ce à quoi la parole renvoie : ici ce sont les timbres, les modulations, les intonations qui sont la matière performative et non les mots eux-mêmes. Ceux-ci sont toutefois encore audibles, il ne s’agit pas d’avoir recours aux défigurations de la poésie sonore par exemple, mais le point de vue (ou d’écoute) est différent. C’est sans doute un élément de réponse que Joris Lacoste propose à la question qu’il se pose depuis longtemps : comment écrire un texte spécifique à la scène et qui ne peut exister que sur scène –sans lui préexister sous forme de texte par exemple. Les mots supportent la profération et non l’inverse. Face à cette matière, Emmanuelle Lafon fait preuve d’un technique sans faille absolument ahurissante et pousse le travail d’acteur dans des registres peu explorés.
Cette virtuosité vocale, dans un style nettement plus expressionniste, est aussi celle d’Ivo Dimchev, qui présentera sa nouvelle création,
Some Faves. Assez loin a priori de
Lili Handel, pièce emblématique s’il en est,
Some Faves sera l’occasion de découvrir l’étendue du registre dans lequel évolue Dimchev, qui ne se résume pas à cet extraterrestre queer et diva.
Plus jeune dans sa pratique, Amanda Piña, basée à Vienne, présente une installation/performance,
WE , avec le plasticien Daniel Zimmerman. Face à leur image filmée, le public se verra attribuer des pensées sous forme de phylactères. L’entreprise est risquée, au bord de la métatextualité naïve. Mais Amanda Piña, qui ne compte auparavant que quelques essais, est encore une artiste en recherche qui compense son manque de maturité par une fraicheur et un culot salvateur.
Chacun des artistes présents semble donc être à un point différent de sa carrière, mais un point toujours crucial. Ainsi, c’est avec un certain intérêt que l’on ira voir Lilia Mestre dont les récentes pièces constituaient une rupture dans son parcours. Elle y explorait la radio, changeant ainsi son rapport à présence et à l’espace. Elle revient sur scène avec une pièce de groupe,
Moving you que l’on peut espérer forte de cette expérience.
SPECTACLES
- Laurent Chétouane - "Tanzstuck #3: Doppel/Solo/Ein Abend"
- Sanja Mitrovic - "Will you ever be hapy again"
- Joris Lacoste/Emmanuelle Lafon - "Parlement"
- Bernard Van Eeghem - "Taller de Polaris"
- Ina Geerts - "De ziekte van de dood"
- Amanda Pina & Daniel Zimmerman - "WE"
- Lilia Mestre - "Moving You"
- Ivo Dimchev - "Some Faves"
- Sarah Vanhee - "Me and my stranger"
FILMS
- Stuart Sherman - Hommage: 10 court métrages
- Gabriel Lester - "The last smoking flight"
- Nicolas Perada - "Entervista con la tierra"
MUSIQUE
- Wang Li
EXPO
- Pawel Althamer & Artur Zmijewski - "Sogenannte Wellen und andere Phänomeine des Geistes"
Katrin Lock & Tim Brotherton - "Echoes of uncertainty"
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Festival de la confusion On Y Danse Tout En Rond, du 17 au 27 mars au Beursschouwburg.
Crédits photos :
Une :
Somes Faves, d'Ivo Dimchev. Photo : D. R.
Article :
Moving You, de Lilia Mestre. Photo : Lilia Mestre.
Date de publication : 16/03/2010
Mots-clés : On Y Danse Tout En Rond, Festival de la confusion, Beursschouwburg, Zimmerman
Inséré le : 16/03/2010 15:01
http://www.beursschouwburg.de
Thèmes : danse, festival,