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L’art a-t-il lieu d’être ?

L’édito de Jean-Marc Adolphe

Chapeau : A venir, pour déjouer le crash annoncé de la culture : un « atelier des possibles », ce samedi après-midi au 104 ; une manifestation nationale à Paris, le 29 mars.

Source : Les éditions du mouvement (http://www.mouvement.net)

Genre : édito (Mots-clés : )

Genre Ressource : édito / chronique

Genre Agenda : divers

Apparence :

Rubrique : Espace critique

Jean-Marc ADOLPHE rédacteur

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du 18/03/2010 00:00 au 03/04/2010 00:00
Salle : Théâtre des Bernardines
17 bis, bd Garibaldi
04 91 24 30 40
Marseille 13001 France (Sud-Est)



du 20/03/2010 00:00 au 20/03/2010 00:00
Salle : Le 104 - Centquatre
Paris 75019 France (Ile-de-France)



du 29/03/2010 00:00 au 29/03/2010 00:00
Paris France



Texte : Patience ! Il ne vous reste que quelques jours à attendre pour retrouver, dans votre boîte aux lettres ou en kiosques (dès le 26 mars) le prochain numéro de Mouvement. D’accord, le titre de couverture (et du dossier central) n’est pas spécialement joyeux : « Culture : en attendant le crash ». Etant entendu qu’un Mitterrand ne fait pas le printemps, plus apte à piquer le sein de Marion Cotillard qu’à défendre la création contemporaine ; c’est peu dire que les temps qui viennent ne seront pas de tout repos pour les artistes et les milieux culturels. Réductions budgétaires d’un côté, coûteux chantiers numériques et patrimoniaux de l’autre, sur fond de réforme des collectivités territoriales qui risque fort d’amputer gravement leurs prérogatives, la politique culturelle de l’ère Sarkozy affiche ses intentions : libérale à outrance, centralisatrice à mort, destructrice d’initiatives. Dans ce contexte, une petite manifestation ne fera pas de mal ! A l’initiative du Syndeac et de plusieurs organisations syndicales (Fédération CGT du spectacle, la CGT Culture, le CIPAC, le CRACC Ile-de-France, le SNM-FO, le SNSP, le SYNDEAC, l’UFISC), le 29 mars sera journée de mobilisation nationale. Mouvement appelle naturellement à se joindre, à Paris, au rassemblement qui partira du Palais Royal (à 14 h 30) pour se diriger vers le Sénat, avant une assemblée générale à 18 h au Théâtre national de l’Odéon.

Samedi 20 mars, de 15 h à 19 h
L’art a-t-il « lieu d’être » ? Où, quand et comment ? Au 104 (lui-même pris dans une tourmente politico-budgétaire, à peine un an après son inauguration en grandes pompes), Mouvement co-organise ce samedi 20 mars, de 15 h à 19 h, un « atelier des possibles ». C’est-à-dire autre chose (on l’espère) qu’une rencontre-débat de plus : un moment de réflexion, et de travail, pour (re)mettre en chantier un peu d’oxygène. Thème et sujet :
« Des “théâtres d’art” aux laboratoires de création, en passant par le Bauhaus, la Judson Church, et bien d’autres aventures, tout le vingtième siècle aura été irrigué par ces espaces inédits, rêvés, pensés, désirés et forgés par des artistes.
Le siècle nouveau semble prendre un nouveau pli, et les artistes ont visiblement du mal à prendre pied dans la construction des mythes de demain. L’art a-t-il encore “lieu d’être” dans des espaces aujourd’hui soumis à l’obligation de résultat, que redouble parfois une logique “événementielle” ? Quelles utopies sont encore possibles quand la “politique culturelle” semble se plier à la seule injonction gestionnaire ?
Les artistes peuvent-ils aujourd’hui reprendre la main ? A quelles conditions ? Et pour quel horizon d’attente ? Comment réinventer tout un écosystème de la production artistique, de la formation initiale à la diffusion des ½uvres, de la recherche à la création, du croisement des publics à l’inscription dans la cité, des lieux d’ancrage au nomadisme des réseaux sociaux et culturels ? Bref, quels conformismes secouer et quelles brèches ouvrir pour que l’art ait encore ses “lieux d’être” ? »

A Marseille, « arrêtons le gaspillage »
Urgence d’agir, certes. Mais ces questions, pour qu’elles ne demeurent pas de simples v½ux pieux, demandent à être mises en actes. Façon de dire que ce n’est pas simplement la question de moyens (insuffisants) qui doit alimenter une politique artistique et culturelle, mais aussi de nouvelles attitudes à mettre en ½uvre quant à l’utilisation desdits moyens. De ce point de vue, une initiative du théâtre des Bernardines, à Marseille, mérite d’être encouragée et suivie de près. Du 18 mars au 3 avril, Arrêtons le gaspillage se veut est un mouvement d'irruption dans la saison. Autour de la présentation de sept spectacles (pour la plupart des reprises de créations condamnées à être jetées), deux rencontres conduites par le philosophe Heinz Wismann composent ce moment particulier et impromptu. La première de ces rencontres, le 21 mars à 10 h, cherchera à rassembler une « communauté du souci », pour s'arrêter sur les questions du métier du théâtre ; des questions qui trouvent écho dans d'autres secteurs d'activité : la question du temps, du collectif, de l'accès aux outils etc. Bref, pour les jours et semaines qui viennent, il y a, comme on dit, du pain sur la planche !


> L’art a-t-il lieu d’être ?, samedi 20 mars, de 15 h à 19 h au Centquatre, à Paris.
Manifestation à l’appel du Syndeac et de plusieurs organisations syndicales, le 29 mars à Paris.
Arrêtons le gaspillage, du 18 mars au 3 avril au Théâtre des Bernardines à Marseille.




Mots-clés : Culture : en attendant le crash, mobilisation nationale, Marseille, politique culturelle
Inséré le : 17/03/2010 11:20
site de centquatre - http://www.104.fr
site du Syndeac - http://www.syndeac.org
site du Théâtre des Bernardines à Marseille - http://www.theatre-bernardines.org