Si la page ne s'affiche pas, cliquez ici !!!

L’univers des signes

Chapeau : « Copy my right, trade my mark », c’est un des slogans surdimensionnés peint sur les murs extérieurs de Confluences, qui accueillent les visiteurs. L’artiste RERO représente par son travail le propos substantiel du festival Re:Media 2.0 1.0 : la communication d’aujourd’hui et le retournement de ses média.

Source : Les éditions du mouvement (http://www.mouvement.net)

Genre : compte-rendu (Mots-clés : )

Genre Ressource : compte rendu

Genre Agenda : événement / festival

Apparence :

Rubrique : Espace critique

Lear Packer Metteur en scène
Nicolas Vercken Metteur en scène
Joanna Szlauderbach rédacteur

rect_est-ce_que.jpg ()
petit_est-ce...jpg ()

Texte : Remettre en question les médias actuels de la communication, telle est la devise de la quatrième édition du festival pluridisciplinaire organisé par trois collaborateurs : Confluences - la Maison des Arts Urbains, Collectif 12 et Ars Longa. Ensemble, ils proposent une programmation diversifiée qui mêle spectacle vivant, art plastique, arts performatifs et projections cinématographiques.
Ainsi, avec leur pièce Est-ce que le monde sait qu’il me parle ? les metteurs en scène Lear Packer et Nicolas Vercken de la compagnie du théâtre Ktha posent une question pertinente. La cinquième création du collectif s’inscrit dans leur démarche dont l'objectif est le déplacement du spectacle vivant vers l'espace public. Sans faire d’art de la rue, les dramaturges vont à la découverte et recherche des lieux particuliers, en dehors de la salle de théâtre. Des toits d’immeubles, aux stades, tout est bon et tout mérite d’être expérimenté. Les membres explorent les espaces qui sont à la fois fermés et perméable. Cette fois-ci, le spectacle s’installe dans un container ordinaire, aride, et brut. Il réunit à la fois des conventions classiques du spectacle, l’ambiance sonore de la ville et un contexte spatial différent. Ce symbole de déplacement devient au fil du temps un véhicule intemporel.
La lumière est dure. Dans cette ambiance sobre, le public se trouve face aux acteurs, Laetitia Lafforgue et Guillaume Lucas, habillés en uniformes unisexes de style discret, d’un bleu clair, qui transforme leur teint en un gris fade. Ils ne possèdent pas de particularités. Ils sont égaux, comme des surfaces de projection (même au sens littéral).
Enfermé dans un espace très limité, n’ayant pas de la possibilité de recul… La confrontation est directe… L’espace lumineux permet des croisement des regards. La pièce commence par le silence. Dans cet espace étroit les acteurs accumulent une masse gonflante d’images visuelles et auditives, qui change à grand vitesse; qui se transforme irrémédiablement. Le spectateur est aspiré par la saturation des messages, signes, paroles, symboles auxquels nous sommes exposés chaque jour, chaque heure, chaque minute... Tout est répété… Les monologues se poursuivent, se croisent, s’échangent, se doublent, ironiquement, sérieusement, visuellement, mélodiquement - un bruit d’une intensité palpable… jusqu'à l'épuisement.

Date de publication : 30/03/2010


Mots-clés : Laetitia Lafforgue, Guillaume Lucas, Lear Packer, Nicolas Vercken, festival
Inséré le : 30/03/2010 11:34