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Combler les brèches

Sur l’exposition de Michel François à l’IAC de Villeurbanne

Chapeau : A Villeurbanne, l’IAC présente la première grande exposition monographique consacrée à l’artiste belge Michel François en France. Un magnifique et sinueux parcours dans une œuvre elle-même d’apparence diverse et hétérogène, mais tout entière habitée par la sculpture, et par la présence du corps.

Source : Les éditions du mouvement (http://www.mouvement.net)

Genre : compte-rendu (Mots-clés : )

Genre Ressource : compte rendu

Genre Agenda : arts visuels

Apparence :

Rubrique : Espace critique

Michel François artiste
valérie da costa rédacteur

carre_m_franois.jpg (titre : carré_M_François / )
rect_m_franois.jpg (titre : rect_M_François / )

du 12/03/2010 00:00 au 09/05/2010 00:00
Salle : Institut d'Art Contemporain de Villeurbane
Villeurbanne 69100 France (Est)




Texte : Qu’y a-t-il de commun entre un plafond de pissenlits suspendus, deux mots (« Pas tomber ! ») gravés dans un mur comme les Tables de la Loi, une moquette sur laquelle est dessiné, selon le principe d’une tonte, le plan d’une cellule, qui n’est pas sans rappeler d’ailleurs un détail du Grand Verre de Duchamp, et deux pommes sculptées en bois dont l’une est entièrement brûlée et a laissé sur la cloison le tracé d’une ligne ? Au premier abord, pas grand-chose, excepté le choix d’accueillir et d’engager d’emblée le visiteur dans une œuvre qui se construit, depuis les années 1980, dans la diversité et l’hétérogénéité des matériaux et du sens. Pourtant, ce qui unit cette pluralité des formes et des sujets, c’est la sculpture, véritable colonne vertébrale du travail de Michel François qui infuse dans tous les interstices de son œuvre et dans tous ces modes d’expression (vidéo, photographie, installation, son, espace, objet…). « Je pense comme un sculpteur, même quand je fais de la photographie ou du film », précise l’artiste.
A l’IAC de Villeurbanne, Michel François a conçu son exposition en prenant un compte les possibilités offertes par l’espace intérieur du bâtiment, qu’il a abordées à travers un jeu de symétrie. C’est ainsi que nombre de pièces se répondent à travers le choix des couleurs, mais aussi selon un effet de miroir et de dédoublement (double projection vidéo, double psycho-jardin, double studio…), à l’image de cette vidéo Déjà-vu (Hallu) (2004), qui précède la première salle et donne à voir une image dédoublée d’une manipulation de feuille de papier aluminium selon le principe du test de Rorschach.

> Michel François, Plans d’évasion, jusqu’au 9 mai à l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne.

Date de publication : 12/04/2010


Mots-clés : Michel François, IAC Villeurbanne, combler les brèches
Inséré le : 12/04/2010 17:32
Le site de l’IAC - http://www.i-ac.eu

Thèmes : exposition,