Si la page ne s'affiche pas, cliquez ici !!!
Le K de Georges Appaix
«Kouatuor»
Chapeau : Après un périple en Egypte, en Turquie et en Italie afin de recueillir un matériau sonore et visuel dans le prolongement de son travail sur le langage, Georges Appaix crée «Kouator», XIe lettre de l'alphabet, divagation sur l'origine de l'écriture.
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : critique (Mots-clés : )
Genre Ressource : brève / notice
Apparence :
Rubrique : 2
Georges Appaix chorégraphe
Irène Filiberti rédacteur
Texte : «Kouatuor», la dernière création de Georges Appaix, renoue avec l'une de ses précédentes pièces «De et par» (1990) autour d'une préoccupation davantage liée à la présence de l'écrit sur scène et à sa mise en espace. Elle est ici imaginée comme une entrée physique dans l'écriture photographiée, révélée par un dispositif scénique proche d'une installation mais adaptée au plateau. Cette façon d'utiliser la projection de diapositives met en perspective le dessin des lettres qui entrent en relation avec le mouvement des interprètes. Dans cet espace modulable en images, quatre complices, Anne Koren, Michèle Prélonge, Marco Berrettini, François Bouteau, sont occupés avec l'histoire des langues et ses origines écrites, du texte à la parole, du geste à la lettre près. Car comme nous l'apprend le livre de l'alphabet : «le K, onzième lettre, dérive de la onzième lettre de l'alphabet protosinaïtique le «kaf» . Or les langues sémitiques distinguent deux parties de la main, celle comprenant les doigts constitués de quatorze phalanges, appelée «yod» et celle constituée par la paume de la main, nommée «kaf». (le hiéroglyphe fait aussi une distinction entre le bras, l'avant-bras et la main proprement dite). Avec le protosinaïtique, la main apparaît comme une «trace de main» posée sur le sable. L'évolution du «kaf» se fait par simplification du nombre de traits (qui le composent) puis ne sont retenus que les trois traits réunis ensemble. (. . .) Ses sens originaires sont: prendre, donner, creux de la main. Ses sens dérivés: prendre, donner, échange, commerce, ouvriir, caresse, temps, bénir, couvrir.
Date de publication : 01/09/1998
Mots-clés : écriture, métissage, sud
Inséré le : 23/04/2001 00:00
Thèmes : danse,