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Délicatesse de l'échange
«What a day !»
Chapeau : Avec
What a day ! Thierry Niang offre à la danse un creuset où se mélangent des flux individuels et des attentes universelles.
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : critique (Mots-clés : )
Genre Ressource : brève / notice
Apparence :
Rubrique : 4
Thierry NIANG chorégraphe
Michel VINCENOT rédacteur
Texte : «Mystère chorégraphique» et. . . clarté de la danse. Cela pourrait être antinomique, mais ici, c'est une évidence. C'est à la périphérie du cercle des spectateurs que naît le saut répété de quatre danseurs-musiciens aux quatre points cardinaux de la planète, comme une respiration introduite dans un espace en attente. Du groupe silencieux surgit donc l'Europe, l'Asie, l'Afrique. . . et nous, les autres, témoins impliqués dans cette «communauté avouable» comme le dit Thierry Niang. Là est la part du mystère. Et l'éclat ? Il vient de la danse aux multiples couleurs musicales et de corps différents. La danse, dans la pureté du cristal! Offerte par les longs bras de Fania, la chanteuse africaine, et les sons de la guitare de François Lasserre qui rassemblent le cercle en son centre.
Aucun discours, aucune déclaration d'intention n'introduisent ce rassemblement. La suite se pressent. Le lien commence après le silence par un geste qui pourrait suggérer une figure de combat s'il n'était détourné en un mouvement de contact -presque tactile- pied à plat sur le ventre: le centre des sensations vibratoires; et pied en appui sur le dos: cette surface déployée de la peau, sensible au moindre frémissement de «corps étrangers». Le dos, cette antenne ouverte à l'écoute de «touchés» subtils dont on ne connaît jamais l'origine. Là, le mystère est à son comble et pourtant la pièce est immédiatement accessible. Ce paradoxe ouvre à des perceptions étranges. Le danseur, en suspension sur la pointe des pieds, ramasse en son corps toute l'énergie sur des genoux pliés. En soi, deux niveaux contradictoires du mouvement. Rodin fit du corps la sculpture du penseur, Thierry Niang développe la pensée concertée dans le mouvement de la danse dont «les roulés» au sol donnent chair à l'espace du cercle des veilleurs.
Date de publication : 01/03/1999
Mots-clés : relation, comportement, corps, vision
Inséré le : 09/05/2001 00:00
Thèmes : danse,