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Au bonheur des villes

Ex'act

Chapeau : Une pièce à grand effectif, contaminée par une flottante légèreté.

Source : Les éditions du mouvement (http://www.mouvement.net)

Genre : critique (Mots-clés : )

Genre Ressource : brève / notice

Apparence :

Rubrique : 2003

Stéphanie AUBIN chorégraphe
Gérard MAYEN rédacteur

du 27/03/2003 00:00 au 01/04/2003 00:00
Salle : Théâtre de la Cité internationale (14e)
17 bd Jourdan
01 43 13 50 50
RER B Cité Universitaire
Paris 75014 France (Ile-de-France)

27 mars au 1er avril 2003

du 16/05/2003 00:00 au 16/05/2003 00:00
Salle : Scène Nationale de Sénart
rue Jean-François Millet BP 107
01 60 34 53 60
Combs-la-Ville 77 380 France (Ile-de-France)

16 mai 2003

du 20/05/2003 00:00 au 20/05/2003 00:00
Salle : Le Rive Gauche
20 avenue Val L'Abbé
03 32 91 94 90
Saint-Etienne du Rouvray 76800 France (Nord-Ouest)

Le 20 mai 2003


Texte : Dans Ex'act, qui fut la première création de Stéphanie Aubin à la Scène nationale de Reims, un an après sa nomination en tant que directrice, les neuf interprètes sont porteurs d'un goût du temps qui rend la danse vive et enlevée, impeccable d'énergie des bustes tournoyants, bassins sautant à se décrocher le cul, tout à corps jetés, lancés, renversés jusqu'à taquiner le vertige du déséquilibre. Au vrai, cette danse est belle, qui court au fil d'une pièce bel objet.
Car Ex'act flotte avec légéreté, dans une dynamique de contamination, de module à module. On ne crée pas une pièce quand on dirige une institution, comme on le fait à l'abri du processus clos d'une compagnie. Confrontée aux mille tâches de sa fonction directoriale, Stéphanie Aubin a éclaté la logique de sa direction chorégraphique sur onze rendez-vous d'une semaine étalés toute une année durant, les danseurs réunis en trio après trio. D'où une multiplicité de brefs modules (solos et duos tout autant) vite portés et nourris au contact des publics de la sensibilisation artistique dans un chef lieu de province (lycéens, femmes maghrébines, simples passants, etc. . .)
Toutes ces matières vivantes, portées par les interprètes avec une particulière logique d'autonomie, n'ont été rassemblées que tard, dans les toutes dernières semaines du processus. Alors rechorégraphié par des lumières vibrées, condensées, balayées, tassées, griffées -splendides en fait- l'ensemble se montre fluctuant et allègre, comme une nouvelle jeunesse frottée au bonheur des villes. On n'a pas dit à la rudesse des cités; ni aux angoisses du temps.

Date de publication : 19/01/2003


Inséré le : 20/01/2003 00:00
Thèmes : danse,