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Carnet de route 4


Journal de bord



Sur le chemin du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, la danseuse-marcheuse Christine Quoiraud nous envoie ses impressions de voyage et celles de ses compagnons de route, comme ici.


«Fin de journée, après plusieurs ateliers et marche sous le soleil, bisoku (slow motion, mouvement en vitesse extrêmement lente), de la position couchée à la position debout en 20 minutes:
La fatigue rend sensible tout effort musculaire avec une évidence et une finesse que je n'atteins pas d'habitude dans cet exercice. Des lors, il m'est plus facile d'apercevoir ou se situent les erreurs, les imprécisions de l'agencement de la structure osseuse, donc de me corriger.»
Julien Bruneau
15 juin 2001
Etudiant aux Beaux Arts de Bruxelles, participant


«Entrant à Pampelune en suivant le Chemin de Compostelle, je vois celui ci se perdre dans la ville; efface par la multiplication brusque des directions possibles. J'hésite, j'adopte une démarche timide en cherchant ma route dans des rues d'abord étroites. Lorsque j'atteins le croisement de deux artères piétonnes importantes, le tâtonnement m'apparaît généralise. Les touristes qui, comme moi, découvrent la ville, les jeunes en groupes qui fuient leur ennui en marchant sans aller nulle part, les flâneurs qui, tranquillement attendent que la soirée commence pour débuter leurs sorties : la marche de tous ces promeneurs me donne une impression d'indécision. Tous attendent de pouvoir ralentir, s'arrêter, faire un léger détour, captes par une vitrine. Ils s'en remettent à la ville. L'attention dans les épaules et le port de tête chez tous ceux qui se cherchent une attitude, les pas semblent toujours oublies, abandonnes et las. Les pieds n'ancrent rien ni personne. Les seules marches décidées que je me souvienne avoir vues cristallisent une autre tendance générale. Leur précipitation nerveuse exacerbe tous les gestes parasites du corps (la main dans les cheveux, la vérification machinale des boutons de la chemise, l'ajustement de la robe. . .) qui le fragmentent ont l'ennui. Je repense aux pèlerins sur la Route de Compostelle: le poids du sac, la fatigue des kilomètres parcourus et la conscience de ceux qu'il reste à parcourir, rendent le corps économe, groupe, entier.»
Julien Bruneau
10 juin 2001
Etudiant Aux Beaux Arts de Bruxelles, participant


«Nuits sous chêne midi (1er jour)
bon pour quitter magnifique j´en chie intérieure autre perception
massage chacun son de dérangements marcher travail avec partenaire
attituds of my chemin observer la poussette petits pas mains les
pieds secrets occupent les nights a la silence au maximum oiseaux
vivent sur chose en espagnol tout de bleus sur la marche ce que je
papillon ailes anterieures heure a son when it´s of the cathedral
corps les articulations with a tree partner same speed by 2 :11
pierres now nous commence par un globalité il devient la tête
approche je vois des est debout passe avec un Bisoku au bord
un groupe tres différent ways for remparts de la
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occupée dans expressions du visage about our each plus de circulations son comportement vis difficulte de
partager conscience du corps je monter a du lieu de
arcades de la autre dans sa et pipi téléphone n´ai pas je
le fais être plus danse de parapluies Eloy
a trouve sur mon chemin troupe pieds meurtris le secret c´est»


extraits, journal de bord
Laurence Medori
14 juin 2001
texte enregistré, avec la voix de Manuella Benini


à lire a haute voix


belle route; dansons les chemins burines par les passeurs
à bientôt Christine Quoiraud

Christine QUOIRAUD,

Source Texte : Mouvement (http://www.mouvement.net)

Genre : texte d'artiste
Thème(s) : danse, écriture,
Mot(s) Important(s) : marche, voyage,
Artiste(s) : Christine QUOIRAUD (chorégraphe), Christine QUOIRAUD (rédacteur),
Passage(s) :
Source Artishoc : Mouvement - http://www.mouvement.net

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