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Festival international des langues françaises
Les Météores.
A l'Hippodrome de Douai, des créations venues de Belgique et d'Algérie se croisent, du 15 au 29 mars.
« Pourquoi résister au plaisir de faire chahuter la langue française par ses voisins du Nord et par ceux du Sud ? ». Les Météores, festival organisé depuis sept ans par l'Hippodrome de Douai, accueille pour cette nouvelle édition des créations venues de Belgique et d'Algérie. Si la chanson se taille la part du lion (d'Arno à Cheb Mami, en passant par Vincent Delerm, Souad Massi ou encore Fatah, l'étoile montante du raï), la littérature, le théâtre et la danse ne sont pas absents de ce rendez-vous. Jours de Kabylie, adapté du Journal de Mouloud Ferraoun et interprété par le comédien Sid Ahmed Agoumi (17 mars à 19 h), sera l'un des temps forts des Météores, tout comme La Pluie mis en scène par Antoine Caubet à partir du roman homonyme de Rachid Boudjedra, qui sera présenté à Douai (28 et 29 mars) juste après sa création au Théâtre National d'Alger.
La scène belge délègue quant à elle quelques-uns de ses iconoclastes trublions, tels le metteur en scène Eric de Volder qui crée avec le groupe Het muziek Loed une pièce de théâtre musical sans aucun instrument de musique (Au fond du bois, les 21 et 22 mars) ; avec le collectif flamand Dito'Dito qui signe avec Amateur de Geraadjan Rijinders une forme singulière de « théâtre manifeste » avec un seul acteur et un groupe de rap bruxellois (le 22 mars) ; ou encore avec Wayn Traub, remarqué c es dernières années par une série d'expositions, de films et de performances théâtrales, et qui réalise avec Maria-Dolores son premier « vrai » spectacle qualifié d'opéra-cinéma, qui trouble les pistes d'une narration labyrinthique et recolle les morceaux séparés avec un sens étonnant de la composition (18 mars).
Autre invité de marque de ces Météores : le dramaturge et écrivain Jean-Marie Piemme. Avec l'atelier théâtral de Louvain-la-neuve, Philippe Sireuil offre la première française de Toréadors, dialogue en forme de duel tauromachique entre deux « bouffons des temps modernes » (24 et 25 mars), et l'atelier amateur de l'Hippodrome de Douai, toujours sous la direction de Philippe Sireuil, donne à entendre Emballez, c'est pesé !, un texte saignant et enlevé qui restitue la peur de l'étranger de « la Belgique d'en-bas » (25 mars).
Enfin, la composante chorégraphique des Météores est apportée par un spectacle qui fait trait d'union entre le Maghreb et l'Europe du nord : Inn Tidar (27 et 28 mars) est la première pièce des Ballets du Grand Maghreb, compagnie formée par Saïd Gharbi, Georges Weinand et Ali Salmi, qui ont tous les trois travaillé avec Wim Vandekeybus. Une danse très physique y est le support d'une projection des questions de l'origine, de l'immigration et de la double culture.
Publié le 2003-03-10
Source Texte : Mouvement (http://www.mouvement.net)
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Passage(s) : Hippodrome Douai ,
Source Artishoc : Mouvement - http://www.mouvement.net
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