Si la page ne s'affiche pas, cliquez ici !!!
Triennale d'art contemporain à Londres
Days Like these
Chapeau : La Tate Britain de Londres offre à travers
Days like these, jusqu'au 26 mai, une bien pâle image de la création contemporaine en Angleterre.
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : critique (Mots-clés : )
Genre Ressource : brève / notice
Apparence :
Rubrique : Espace critique
Léa GAUTHIER rédacteur
du 03/04/2003 00:00 au 26/04/2003 00:00
Salle : Tate Britain
Millbank
020 7887 8000
Londres SW1P 4RG Angleterre
jusqu'au 26 mai
Texte : C'est sous le titre
Days like these que la Tate Britain de Londres consacre la seconde triennale d'artistes contemporains anglais. Rassemblant une vingtaine d'artistes appartenant à plusieurs générations (de Ian Davenport à Sarah Morris en passant par Richard Hamilton ou Tim Head), cette exposition vise à mettre l'accent sur un florilège de la création anglaise. Sans préférence de médium, les deux commissaires, Judith Nesbitt (de la Tate Britain) et Jonathan Watkins (de l'Ikon Gallery à Birmingham), ont voulu mettre en lumière les divers langages artistiques qui expriment la société actuelle. Censée être l'événement londonien de ce printemps, l'exposition ne tient à aucun moment ses promesses. Les choix des commissaires n'apparaissent jamais particulièrement justifiés. Comment expliquer par exemple la place centrale d'une œuvre de Richard Hamilton qui a déjà été présentée un peu partout et à laquelle aucun des travaux plus contemporains présentés ne répond ? En gros, il semble que chacun des artistes de
Days like these puisse être remplacé par un autre sans que cela semble plus gênant ou pertinent. D'ailleurs, hormis peut-être le travail vidéo de l'artiste d'origine turque Kutlug Ataman, aucune des pièces ne relève d'un réel engagement plastique. Dans le même ton, l'accrochage lui-même relève d'une sorte de copier/coller sans aucune logique propre : les vidéos sont tranquillement rangées dans le même espace, les peintures sont gentiment accrochées sur les cimaises de pièces au centre desquelles trônent sans correspondance des sculptures obsolètes. Les plus pessimistes pourraient dire que cette exposition, dans son incohérence et sa platitude, exprime effectivement les temps actuels et que la scène anglaise vit aujourd'hui dans le fantasme d'une dynamique révolue. Rien n'est pourtant moins sûr. L'échec de cette triennale semble simplement reposer sur une erreur de casting et relève d'une absence d'engagement des commissaires.
Date de publication : 03/04/2003
Inséré le : 03/04/2003 00:00
http://www.tate.org.uk
Thèmes : arts plastiques, performance,