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France-Italie à Marseille : le but,c'est l'échange
Diffusion artistique
Rencontres, ateliers, spectacles : pendant quatre jours, artistes et professionnels des deux pays se retrouvent pour nouer des contacts. Voire plus si affinités? Entretien avec Fabien Jannelle, directeur de l'ONDA.
Mouvement : C'est la quatrième fois que des Rencontres franco-italiennes sont organisées. Quelle en est l'origine?
Fabien Jannelle : Lorsque je suis arrivé à la direction de l'ONDA, certains professionnels souhaitaient établir des relations avec l'étranger. L'idée première était d'envisager une réunion en Espagne, mais l'Espagne ne semblait guère être le lieu d'une émergence artistique. En Italie, en revanche, avec l'arrivée du centre-gauche au pouvoir, on voyait que des choses commençaient à bouger. . . C'est un pays avec lequel l'ONDA avait d'ailleurs nourri, sous la direction de mon prédécesseur, Philippe Thiry, une relation suivie.
Les Italiens ont répondu d'une manière tout à fait constructive aux contacts que j'ai pris sur place, et la première réunion a ainsi eu lieu en 1997 à Spoleto, un village d'Ombrie. On avait volontairement demandé à nos partenaires de l'Ente Teatrale Italiano et de la Fondazione RomaEuropa de choisir une petite ville, de manière à démarrer ces Rencontres de façon conviviale. Sont venus près d'une soixantaine de professionnels français, et un nombre à peu près équivalent d'Italiens. . . Il n'y avait pas de spectacles; des groupes de discussion étaient animés sur des sujets dont le thème principal était déjà le rapport des institutions et de l'émergence artistique des nouvelles générations. C'est un sérieux problème en France, mais en Italie, il est poussé à l'extrême. . .
Dominique Jambon, directeur de la Maison de la Culture de Chambéry, a proposé par la suite d'organiser les deuxièmes Rencontres ; elles ont eu lieu en 1998 à Chambéry, Annecy et Annemasse. Là, en plus des discussions entre professionnels français et italiens, étaient présentés des spectacles : le napolitain Enzo Moscato, des propositions chorégraphiques, et le «Giulio Cesare» de la Socìetas Raffaello Sanzio. . .
Nous nous sommes quittés sans avoir fixé de nouvelles dates. C'est en allant à Palerme voir la trilogie sur Shakespeare de Carlo Cecchi qu'a germé l'idée d'y organiser les troisièmes Rencontres. C'est une grande ville, mais c'est une ville du sud, et puis il y avait le projet des Cantieri alla Zisa, un directeur d'Institut culturel français très dynamique (Thierry Roche), la présence de Carlo Cecchi. . . Les 3e Rencontres ont donc eu lieu l'an passé à Palerme, avec un thème qui tournait beaucoup, ce qui est logique, autour des échanges euro-méditerranéens, avec la présence de professionnels et d'artistes du monde arabe. Après Palerme, l'idée est tout de suite venue de situer les prochaines Rencontres à Marseille. Cela a été assez compliqué à organiser, parce que Marseille est une grande ville, avec une quantité de lieux et de structures: le théâtre du Merlan, les Bernardines, la Friche Belle de Mai, Marseille Objectif Danse, le festival Dansem, etc. L'objectif était de faire en sorte que tous ces acteurs de la vie artistique et culturelle de Marseille se retrouvent associés pour préparer ces Rencontres, qui sont l'affaire des professionnels. L'ONDA n'en est pas l'organisateur; on est là pour veiller à ce qu'elles continuent tant qu'elles sont utiles. Lorsqu'elles ne seront plus utiles, elles disparaîtront.
Le programme des Rencontres, à Marseille, est tout à fait intéressant. Caterina Sagna, Raffaella Giordano et Virgilio Sieni assurent une belle présence chorégraphique. En ce qui concerne le théâtre, on pourra voir un travail complètement particulier du Teatro Lemming sur Fabien Jannelle: «Oedipe», dans des lieux différenciés pour un spectateur; le Studio Azzuro qui est l'une des expériences les plus satisfaisantes autour de la question des nouvelles technologies; le projet des Ports de la Méditerranée de Marco Baliani, qui avait déjà commencé un travail avec la Friche Belle de Mai. . . En ce qui concerne les artistes français, le choix est clair, il s'agit de présenter des artistes qui travaillent à Marseille: Georges Appaix, Geneviève Sorin, Hubert Colas, Suzanne Joubert, etc.
De plus, prennent place des tables rondes : autour des nouveaux espaces pour la culture dans la perspective de projets innovants
Jean-Marc ADOLPHE,
Publié le 2000-10-01
Source Texte : Mouvement (http://www.mouvement.net)
Genre : entretien
Thème(s) : politique culturelle, théâtre,
Mot(s) Important(s) : échange, rencontre, art vivant, dialogue, friche, Italie,
Artiste(s) : Jean-Marc ADOLPHE (rédacteur), Fabien JANNELLE (directeur de structure), SOCIETAS RAFFAELLO SANZIO (compagnie de théâtre),
Passage(s) :
Source Artishoc : Mouvement - http://www.mouvement.net
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