Si la page ne s'affiche pas, cliquez ici !!!
Economie sur le fil
Structures en développement
Chapeau : Les arts de la piste sont encore peu structurés d'un point de vue économique. Les différentes topologies et les exigences produites par l'itinérance montrent qu'ils ont besoin d'un soutien accru pour se développer. Petit voyage guidé dans l'économie du cirque.
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : analyse (Mots-clés : )
Genre Ressource : texte d'analyse
Apparence :
Rubrique : 3
Jean-Marc LACHAUD rédacteur
Texte : Il est aujourd'hui difficile d'élaborer une réflexion socio-économique fiable sur le monde du cirque. En effet, des données indispensables restent mal connues. Comme le souligne Dominique Forette(1), une certaine opacité règne à propos des réalités de ce milieu. Cela est vrai à différents niveaux : nombre de cirques en activité, montant des chiffres d'affaires (des bénéfices ou déficits), importance quantitative des salariés permanents et temporaires employés (artistes, techniciens, ouvriers...), qualité de leurs conditions de vie. . . La profession, par ailleurs, est peu structurée. Les organisations patronales ou salariales de ce secteur ne regroupent qu'un faible nombre d'acteurs, même si l'on peut penser que les néo-circassiens sont moins réticents face à l'engagement syndical. Il est donc difficile d'«organiser un dialogue et un paritarisme sérieux»; d'où l'inexistence de convention collective «sur les métiers du cirque»(2). De même, ces organisations restent absentes des «différentes instances de la branche du spectacle vivant» (sur les questions des retraites, de la formation professionnelle. . .).
Surtout, nous avons à faire à un ensemble constitué de sous-groupes spécifiques. L'établissement d'une typologie serait nécessaire; à condition toutefois qu'elle prenne en considération de multiples éléments de distinction : au regard du statut juridique choisi (entreprise, compagnie -au sens théâtral ou chorégraphique du terme-, association, artiste indépendant. . .), de la taille de la structure, des choix artistiques opérés. . . Aussi, l'analyse économique globale paraît-elle vouée à l'échec. Si certains points communs s'imposent, la connaissance de la particularité des options est incontournable.
Les aides en provenance directe de la Direction du Théâtre et des Spectacles (le cirque ne bénéficie toujours pas d'une direction autonome) s'élevaient, en 1997, à 10 MF. La mission regroupe les aides au fonctionnement du cirque traditionnel et des nouveaux cirques (respectivement 2,4 et 3,2 MF), l'aide à l'innovation (pour le cirque traditionnel, à hauteur de 1 MF) et l'aide à la création et aux projets (pour les cirques nouveaux, à hauteur de 3 MF). Les crédits déconcentrés des DRAC (pour l'essentiel attribués aux cirques modernes) se montent à 2,3 MF. A cela, il convient d'ajouter les soutiens, encore très frileux, des collectivités locales.
Mais si, pour les cirques classiques, la billetterie et la vente de produits dérivés constituent l'essentiel des recettes, les cirques nouveaux s'apparentent au fonctionnement des autres arts du spectacle vivant. «... la subvention publique, directe ou indirecte, devient un élément important (de 30 à 60 % en général), les produits dérivés eux, ne constituent plus qu'un apport marginal»(3).
Date de publication : 02/01/1999
Mots-clés : état, art vivant, économie
Inséré le : 08/08/2001 00:00
Thèmes : politique générale, cirque, politiques culturelles,