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La Mousson d'été s'exporte

Propagation de textes

Chapeau : À sept ans, La Mousson d'été, le festival laboratoire des écritures contemporaines, mis en place par Michel Didym, est en âge de procréer. Cette année est née la Maison Européenne des Ecritures Contemporaines, la MEEC.

Source : Les éditions du mouvement (http://www.mouvement.net)

Texte : La Mousson est un moment particulier dans l'année théâtrale. Faisant suite aux splendeurs et brillances estivales, à quelques jours de la rentrée des théâtres, ces rencontres contemporaines sous voûtes abbatiales du XVIIIe siècle sont un moment suspendu, entre fureur de la représentation et crises d'égotisme artistique. Pendant une semaine, des acteurs, lisent des textes d'auteurs contemporains pour la plupart présents. Découverte, travail, échange, rencontre, sont les quatre piliers fondateurs de ce petit château en bordure de Moselle construit de toute main par Michel Didym et sa compagnie, Boomerang. Découvrir et propager des textes non publiés, pas encore traduits est la mission première de l'équipe, ainsi que d'associer les auteurs, qui viennent «avec leur disquette», aux répétitions, aux lectures, car un texte mis en bouche par un acteur, s'éclaire de nouveaux feux.
Au bout de sept ans d'existence, après avoir exploré les écritures allemandes, anglaises, américaines, méditerranéennes les gens de La Mousson ont rêvé qu'il puisse y avoir d'autres moussons, à l'étranger, pour que les écritures circulent, encore plus, encore mieux. L'ambition de la MEEC est d'organiser des réseaux européens autour d'une idée fondatrice, celle de créer des résidences de trois ans pendant lesquelles un auteur étranger, un traducteur et un auteur français travaillent à six mains. Ce n'est pas un projet franco-européen, c'est une structure pilote que propose la mousson qui ensuite peut se décliner sous toutes les nationalités. La MEEC est née pour sortir les auteurs de leur isolement. Si à terme, les textes trouvent des productions, c'est bien, mais là n'est pas le but principal, l'envie est de pouvoir envisager concrètement et dans son ensemble le paysage de la création contemporaine et de ne pas se limiter à des effets de modes intempestifs et fugaces.
Michel Didym, maître d'oeuvre s'appuie sur le travail de la Mousson depuis sept ans. «Nous avons fait un bon travail de repérage des écritures contemporaines à l'étranger et il s'est avéré que beaucoup d'auteurs français souhaitaient accéder à des scènes portugaises, anglaises ou espagnoles. Mais s'il n'y a pas des agents, des producteurs autour de leur écriture, c'est très compliqué. Alors, nous essayons de développer des choses toutes simples pour permettre aux écritures de voyager. La MEEC peut aider à ça. Ce n'est pas une maison des écritures européennes, nous allons aussi travailler avec l'Afrique, l'Amérique du sud, l'Asie, mais nous allons d'abord structurer un travail de base avec huit équipes européennes qui font un travail similaire au nôtre. Je pense la MEEC comme un outil qui puisse servir à tout le monde, tant aux compagnies amateurs qu'aux théâtres Nationaux, pour que naissent des projets sérieux, pour que les auteurs étrangers aient des endroits qui les aident à la production, à la traduction et à l'édition des textes.» Déjà, hors temps du festival, l'équipe de La Mousson, et son comité de lecture, défrichait, lisait. Aujourd'hui avec la MEEC, ce travail de découvreur va s'inscrire dans la durée et, qui sait, va peut-être enfanter d'autres petits, pour le plus grand bonheur de ses parrains, les auteurs.


LA MAISON EUROPÉENNE DES ECRITURES CONTEMPORAINES
Abbaye des Prémontrés - 54700 Pont-à-Mousson
01 48 59 20 89 / fax 01 48 59 29 03 ou tél./fax 03 83 81 20 22e-mail: lamousson@aol.com



Inséré le : 02/10/2001 00:00