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Label Dora Dorovitch : le ton de l'indépendance




Jeune label français basé à Rodez, Dora Dorovitch présente les premiers artistes de son catalogue, le 24 septembre, à Paris, lors d'une soirée organisée en partenariat avec Mouvement et Octopus. L'occasion de découvrir les musiciens qui contribuent à écrire l'avenir du «rock» français.


«Label independiente / / Versant atlantique, Sud du massif Central / Explorations, projets / rapports Au moins humains, Comptables, Physiques / Temps. Enfin... le temps qu'il Faudra / Recoins, détours, Ce que tout le monde Ne pense pas / Ce que l'on Voit mal mais qu'on Entend Parfois / ce que Tu ne diras Jamais à personne. /» Tel est le « programme » que l'on peut lire en exergue du site du label Dora Dorovitch. Un label fondé début 2003, à Rodez, par Francis Esteves, ancien membre de la mouvance Diabologum - ce groupe de Toulouse qui, par la force d'une poignée d'album au radicalisme décisif, donna au rock français une impulsion et une liberté inattendues. Un label qui, en à peine un an et quatre publications, a déjà réussi à imposer un ton (celui de l'indépendance), une image, une identité. Un label aux allures d'auberge espagnole, tant ces quatre publications couvrent un spectre musical large et sans frontières – ou plutôt basque, la jeune scène de cette région étant en effet l'un des principaux axes éditoriaux que Dora Dorovitch compte développer.

Le 24 septembre, l'équipe de Dora Dorovitch « monte » à Paris, ou plutôt à Saint-Ouen, pour y présenter, le temps d'une soirée, sa démarche – intègre, libre, ouverte – et surtout ses artistes. Parmi ceux-ci, le groupe Téléfax, dont l'album Des courbes de choses invisibles a constitué sa première référence: «Mariant post-rock et breakbeats, sampling et électricité, maniant joliment les mots et les choses, voilà une suite de paysages changeants et mélancoliques, agrandis par une belle profondeur de son. Et une réussite intrigante...», écrivions-nous à son sujet dans notre numéro 21. Ancien chanteur du groupe Purr, Thomas Méry fait partie du projet Téléfax, et il vient également de faire paraître un 25 cm vinyl en édition limitée qui témoigne de l'ampleur de son inspiration : il se produira en solitaire sur la scène de Mains d'Œuvres, probablement pour y restituer ces morceaux abstraits qui, fondés sur des boucles de guitares très mélodiques, figurent de bien beaux paysages... A leur côté, les groupes Panti Will – ou l'iconoclaste alliance de musiciens de Bosco et de Diabologum – et Loisirs, dont le tout nouvel album, Glamoroso, décline un rock énervé, énergique, hurlant et chantant. Tous réunis pour une soirée qui promet d'être conviviale, ouverte, et musicalement palpitante.


Soirée Dora Dorovitch
A Paris/Saint-Ouen, Mains d'Œuvres (1, rue Charles Garnier, 93400 Saint-Ouen), le 24 septembre à 20h30. Tarif : 8 euros. Tél. : 01 40 11 25 25 – http://www.mainsdoeuvres.org - http://www.doradorovitch.com


David SANSON,
Publié le 2003-09-18

Source Texte : Mouvement (http://www.mouvement.net)

Genre : brève
Thème(s) : musique,
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : David SANSON (rédacteur),
Passage(s) :
Source Artishoc : Mouvement - http://www.mouvement.net

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