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Les faits du texte


Nouvelle traduction de Henry IV



Rappelant avec Antoine Vitez que «traduction et mise en scène, c'est l'art du choix dans la hiérarchie des signes», Pascal Collin, dramaturge, a opéré une nouvelle traduction de Henry IV. Il évoque ici en quoi la traduction ne peut être isolée du projet du représentation qui l'a suscitée.


Souvent, on distingue les traductions faites pour être lues (ou étudiées) et celles faites pour être jouées. C'est en tout cas, depuis le début de la tournée d'Henry IV par La nuit surprise par le jour, une constante des propos échangés avec certains spectateurs après le spectacle, et d'où il ressort, quasi unanimement, que la nôtre émarge à la seconde catégorie. C'est bien entendu flatteur; cela entend généralement souligner l'efficacité théâtrale des paroles, leur qualité pragmatique, ainsi que leur caractère contemporain, marqué par un certain nombre de choix lexicaux et syntaxiques saillants. . . Et peut-être ceux-ci ont-ils en effet le mérite, si l'on croit toujours la réception immédiate, de restituer en particulier au bouffon et à la farce une violence que l'on suppose originelle, et qui, loin de tout intérêt archéologique résonne pleinement de nos violences modernes. Ainsi des rapports de pouvoir, et par conséquent des stratégies d'oppression, de résistance et de séduction que fait jouer la communication dès qu'elle permet à chacun des interlocuteurs, comme on le voit entre le Prince et Falstaff, d'espérer en retirer un profit vital, donc incalculable. . . Bref, c'est flatteur. Mais je ne suis pas sûr que ce soit très pertinent.

Pascal COLLIN,
Publié le 1999-03-01

Source Texte : Mouvement (http://www.mouvement.net)

Genre : analyse
Thème(s) : théâtre,
Mot(s) Important(s) : adaptation, sexe, interprétation, dramaturgie,
Artiste(s) : Pascal COLLIN (rédacteur), William SHAKESPEARE (auteur), Yann-Joël COLLIN (metteur en scène),
Passage(s) :
Source Artishoc : Mouvement - http://www.mouvement.net

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