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L'association Edna
Présentation
Créée à l'initiative de Boris Charmatz et Dimitri Chamblas, l'association Edna accompagne leurs travaux chorégraphiques et développe des projets qui ont pour vocation de dessiner un espace ouvert à de multiples essais.
L'Association Edna a été créée en 1992 à l'initiative de Boris Charmatz et Dimitri Chamblas. Elle a accompagné leurs premiers travaux chorégraphiques: «A bras le corps» (1993), «Les Disparates» (1994), puis la production et la diffusion de trois pièces de Boris Charmatz: «Aatt enen tionon» (1996), «Herses (une lente introduction)» (1997) et «Con forts fleuve» (1999).
En parallèle aux créations, l'Association a développé des projets qui ont pour vocation de dessiner un espace ouvert à des essais multiples, de trouver des modes de travail ou des formes de présentation qui tentent de rendre la danse/le spectacle de danse à son potentiel critique, sa richesse, sa non-rigidité.
Cette conception élargie de la danse a motivé la mise en place de plusieurs actions: sessions thématiques (sur la lumière et les arts plastiques), réalisation de films, programmes hors série incluant plusieurs propositions élaborées par l'équipe d'Edna, production d'installations («Programme court avec essorage»), organisation d'expositions («Complexe», «Statuts»), mise en place d'espaces de réflexion, de critique et de rencontres («Ouvrée, artistes en alpages»), modules hybrides visant une approche plurielle de la danse et du corps («Facultés», «Éducation»).
«Herses (une lente introduction)» (1997), quatuor pour cinq interprètes, présente une danse à la recherche d'autrui, usant du contre-pied ténu pour résister à toute classification. La pièce distend les structures et érode l'efficacité qui caractérisaient les précédentes recherches: sous une apparence étale et étirée se cache un complexe dont les différentes entités sont difficilement dissociables, interdisant une lecture trop univoque de l'oeuvre. Ici, Boris Charmatz engage un dialogue avec quelques-unes des idéologies latentes que nous ont léguées les danses d'autres époques, non en historien, mais en familier de leurs fantômes ou de leurs présences.
Avec Con forts fleuve en 1999, il remet à plat l'un des principaux défis lancé à l'interprète: «passer la rampe». L'occasion d'expérimenter la présence de corps tenus à distance, difficiles à saisir ou rendus indistincts. La question de l'incarnation traverse ce projet : le corps est-il bien le coeur du travail dansant? LA voix. . . impose-t-elle LA présence? Le corps de la voix et le corps de la danse sont-ils un?
Les projets de l'association Edna
«Les Sessions» abordent un sujet de manière transversale, de façon à nourrir diversement les pratiques de chaque invité. Chaque session s'organise autour d'un moment de pratique physique, de conférences, de discussions, d'ateliers et de travaux pratiques.
Les «Hors-séries» consistent en projections, interventions parlées, performances, improvisations solo ou en groupe, installations, petites formes, concerts, lectures, etc. et visent à sortir des contraintes de production habituelles, qui interdisent de regarder un «essai» pour ce qu'il est: une envie de tenter. Une étape qui peut conduire à la conception d'un atelier, d'un spectacle, mais aussi, tout simplement, un moment qui nourrira l'interprète et le public à un autre endroit que celui de la représentation.
«Danse cuisine et cinéma» (conception Myriam Lebreton, 2001) est un atelier à l'attention des enfants (pratiquants la danse ou non) qui souhaiteraient entrevoir ce que peut être la danse contemporaine.
«Horace Benedict» (réalisation Dimitri Chamblas et Aldo Lee, 2000/2001). En juin 2000, Dimitri Chamblas s'est joint au groupe d'«Ouvrée» afin d'observer comment chacun allait travailler, quelles relations allaient se créer entre les artistes, leurs oeuvres et la montagne. Le film est présenté en projection simple ou sous forme d'installation.
«Jachères» (conception Vincent Dupont, 2001/2002) dont l'espace scénique est une vaste étendue vide. Si cette proposition porte la mention «improvisation», c'est ici l'expérimentation du son rendu via des casques portés par chaque spectateur. C'est aussi une extrême proximité avec le public.
«Combinaison(s)» (conception Julia Cima, 2001/2002) propose «une recherche sur les limites de l'interpréta
Source Texte : Mouvement (http://www.mouvement.net)
Genre : biographie
Thème(s) : danse,
Mot(s) Important(s) : pluridisciplinarité, recherche,
Artiste(s) : Boris CHARMATZ (chorégraphe), Dimitri Chamblas (chorégraphe),
Passage(s) :
Source Artishoc : Mouvement - http://www.mouvement.net
A voir :