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La collégialité des Labos
Les nouveaux chantiers
Les Labos d'Aubervilliers, entendent développer des «lignes de travail», autour de chantiers-création, fonds public documentaire, ateliers (arts de la scène, arts plastique et visuels, conte, arts du cirque), rencontres, repas et bals.
«Un lieu de pratique artistique dans lequel s'inventent des manières de vivre ensemble, des essais de vie sociale où se révèlent les qualités des uns et des autres. C'est un lieu où on apprend et réapprend à tisser des liens. Quand l'échange n'est plus synonyme de lien, quand il se réduit aujourd'hui à une marchandise (liée le plus souvent à l'industrie des loisirs), l'objet de l'expérience artistique n'est pas de confirmer, d'entériner une pratique consensuelle de consommation, mais de l'interroger pour aller ailleurs.» (1)
Les Labos d'Aubervilliers, créés à l'origine par François Verret, développent depuis quelques mois une «collégialité» en actes: autour du chorégraphe, Fabienne Arvers, Yvane Chapuis, Pierre Hivernat, Jean Rochereau, Claudia Triozzi, et une équipe dirigée par Gwénola Bastide et Catherine Leconte. Subventions de fonctionnement en hausse, travaux de rénovation à partir de cet hiver: les Labos d'Aubervilliers entendent développer des «lignes de travail» notamment articulées autour de chantiers-création, d'un fonds public de livres et de films, d'un espace de figuration locale, d'ateliers (arts de la scène, arts plastique et visuels, conte, arts du cirque), de rencontres, repas et bals.
«Ceci peut se passer dans des espaces-temps qui ne sont pas identifiés comme «spectacles» ou expositions. Celui qui les parcourt n'est pas amené à être «spectateur». Ce n'est pas seulement dans le lieu de la représentation que nous pouvons faire passer ce dont nous sommes porteurs. Mais c'est à tout moment, là où nous travaillons, à chacun des gestes liés à des décisions prises à propos de ce qu'on entend par «travail», en le ré-identifiant constamment, sans être assujetti aux obligations du marché, ni aux «impératifs des machines de communication».»1
(1) Cahiers des Labos (printemps 2000).
Cet été aux Labos d'Aubervilliers, des chantiers-création avec Didier Galas, Kaoru Matsumoto et Zhihua Dong, Kitsou Dubois, Georges Aperghis, Philippe Riéra; Georges Apergis dirige un atelier de recherche sur la voix (16 au 25/06), et les élèves du CNAC de Châlon-sur-Marne animent un atelier d'initiation aux arts du cirque (17 au 28/07); la revue Chimères ouvre une réflexion sur «les politiques de la folie» (rencontre, le 24 juin, de 11 h à 16 h); et Claudia Triozzi, en relation avec des associations locales, mène le bal du 14 juillet(printemps 2000).
À lire: le dernier numéro des Cahiers des Labos contient notamment un texte sur la création de Didier Galas, Monnaie de singes; une rencontre entre Jean-François Peyret, Jean-Didier Vincent et Jean Lassègue sur «Arts et sciences»; un débat sur «Qu'est-ce que l'art contemporain ?» avec Yvane Chapuis, Majida Khattari, Claudia Triozzi, Alexandre Périgot, Jean-Yves Jouannais et Bernard Blistène.
Les Labos d'Aubervilliers, 41 rue Lécuyer, 93300 Aubervilliers, tél. 01 53 56 15 90
Alexandre PERIGOT,
Publié le 2000-07-01
Source Texte : Mouvement (http://www.mouvement.net)
Genre : expérience
Thème(s) : installation, art de la rue,
Mot(s) Important(s) : action, collectif, hybride, projet, rencontre, seuil,
Artiste(s) : Les Labos (collectif), Alexandre PERIGOT (rédacteur), Claudia TRIOZZI (performeur),
Passage(s) :
Source Artishoc : Mouvement - http://www.mouvement.net
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