Si l'information ne s'affiche pas, cliquez ici !!!
Aux extrêmes
Le Printemps de septembre à Toulouse, jusqu'au 17 octobre
Pour sa quatrième édition à Toulouse, le Printemps de septembre choisit l'éclectisme formel.
Jean-Marc Bustamante est le directeur artistique du Printemps de septembre. Accompagné de Pascal Pique, directeur pour l'art contemporain au musée des Abattoirs, le photographe inscrit le festival sous le titre In extremis : « C'est en croisant et en conjuguant les extrêmes (et non les extrémismes), du minimal au maximal, voire jusqu'au baroque, qu'In extremis veut aborder ce rapport fluctuant de l'art contemporain à l'image avec une exposition (...) où ne sont ménagés ni les paradoxes, ni les idées reçues », affirment les deux commissaires de concert. Effectivement, au vu des artistes exposés, aucun parti pris esthétique ne se dégage particulièrement. Il s'agit là plutôt d'orchestrer des rencontres, de privilégier la singularité des propositions afin d'amener le visiteur à une expérimentation sensible des diverses attitudes de l'art contemporain. A la différence des précédentes éditions, les commissaires du Printemps de septembre ont cette année voulu resserrer le nombre des artistes exposés afin de favoriser la production de projets. Si la photographie est au cœur de la manifestation, elle n'est pourtant pas omniprésente et apparaît bien plus comme un des termes du dialogue artistique engagé. Les Reflets de Frank Scurti, sortes d'enseignes aux contours évanescents, sont dispersés dans la ville comme autant de signes déstabilisant la perception quotidienne. Les images mentales d'Elmar Trenkwalder et les personnages de Virginie Barré peuplent l'espace EDF-Bazacle, comme autant d'interpellations, de points de crispation fictifs. Serge Comte déploie son univers pictural à la maison éclusière. A l'école des Beaux-Arts, le Norvégien Børre Sæthre renoue avec le mythe de Pégase et de la Licorne en une monumentale installation. Les Jacobins accueillent trois artistes hétéroclites et baroques : Barry X Ball, Jan Fabre et Pascal Convert. Au Château d'eau, Uri Tzaig et Avi Shaham, tous deux israéliens, collaborent à la réalisation d'une installation mettant en question la liberté de mouvement et la prégnance des représentations. Sven Pählsson, Stéphane Sautour, Clotilde Viannay et Michel Zumpf investissent l'espace de la Fondation pour l'art contemporain de la Caisse d'épargne, et déclinent des acceptions de l'image dialoguant avec les nouvelles technologies. Enfin, le musée des Abattoirs accueille les travaux d'une dizaine d'artistes, dont Christoph Draeger, Roni Horn, Marijke Van Warmerdam ou Remy Zaugg. En parallèle des expositions, Isabelle Agoffroy propose une programmation des Soirées nomades dans laquelle on pourra entre autres découvrir la performance Or Press Escape d'Edit Kaldor, White Trash, la dernière création de Benoît Lachambre et Isabelle Schad ou encore un ciné-concert autour de Qué Viva Mexico ! de Sergeï Eisenstein. Pour son quatrième anniversaire, le Printemps de septembre semble s'inscrire de mieux en mieux dans le paysage toulousain et parvient à s'imposer comme une manifestation nationale d'envergure.
Le Printemps de septembre, In extremis, du 24 septembre au 17 octobre à Toulouse www.printempsdeseptembre.com
Léa GAUTHIER,
Publié le 2004-09-00
Source Texte : Mouvement (http://www.mouvement.net)
Genre : chronique
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : Léa GAUTHIER (rédacteur),
Passage(s) :
Source Artishoc : Mouvement - http://www.mouvement.net
A voir :