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La forme d’une ville
Une "biennale de la ville" à Saint-Etienne.
Chapeau : Avec les Transurbaines, Saint-Etienne institue une « biennale de la ville » qui est l’occasion de mesurer la forme de la cité : de présenter autrement, sous de nouveaux jours, son patrimoine et ses chantiers, tout en témoignant de la vitalité de la scène artistique locale.
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : brève (Mots-clés : )
Genre Ressource : brève / notice
Apparence :
Rubrique : 2005
David SANSON rédacteur
du 08/06/2005 00:00 au 21/06/2005 00:00
Saint-Etienne 42000 France (Sud-Est)
Texte : Du 8 au 21 juin, la ville de Saint-Etienne vivra au rythme des « Transurbaines », première « biennale de la ville » qui prolonge le succès de la Biennale internationale de design lancée en 1998. En fédérant les énergies des acteurs culturels locaux, il s’agit de sensibiliser et d’impliquer les Stéphanois dans les transformations de leur cité, de faire vivre autrement l’architecture de celle-ci en mettant en lumière son patrimoine et ses chantiers en cours, publics (la seconde ligne de tramway, la Cité du Design, le Zénith, la Cité des Affaires…) et privés.
La dimension urbanistique de ce faux festival, qui aspire à rendre « lisible » le développement de la ville, se traduit à travers tout un ensemble de manifestations : colloques, expositions, visites de chantiers. Surtout, elle pourra se vivre sur le terrain, en se doublant d’une dimension artistique, mettant à profit le réseau d’associations et d’institutions qui irriguent Saint-Etienne pour donner un autre visage à ses paysages urbains. Dans le domaine musical, cela ira d’une représentation générale publique de l’opéra
Tosca au Grand Théâtre Massenet de l’Esplanade à une soirée de clôture, le jour de la Fête de la Musique, confiée aux bons soins de l’association « Toto n’aime pas la soupe » (responsable de l’excellent Festival des Musiques Innovatrice) et du collectif Avataria, en passant par une intervention sonore de Llorenç Barber, le samedi 18 juin, dans une douzaine de sites de la ville. Côté cinéma, un cycle de films et de rencontres explorera le thème de la ville (avec notamment, le 10 juin, la projection du rare
La Nouvelle Babylone, film soviétique de 1929 dont l’Orchestre de l’Esplanade interprétera en direct la partition musicale, signée Dimitri Chostakovitch). Les arts visuels seront également à l’honneur, à travers une série d’interventions
in situ (notamment de Felice Varini et du plasticien stéphanois Ghyslain Bertholon), en marge de l’exposition
Domicile : Privé/Public qui se tiendra au Musée d’Art Moderne (avec des œuvres de Pedro Cabrita Reis, Barthélémy Toguo, Dennis Oppenheim, Wim Delvoye, Gloria Friedmann…) et de celle confrontant les regards des photographes Gilles Favier, Antoine d’Agata et Anders Petersen. La littérature et les arts vivants (avec notamment le spectacle
Electronic City du Berlinois Falk Richter) ne seront pas en reste, sans parler des multiples propositions associatives qui fleuriront durant toutes les Transurbaines. Deux semaines dont le point d’orgue et le symbole pourrait être cette « Journée Monochrome Jaune » proposée, le samedi 11 juin, par le « grossiste en art » Joël Hubaut, qui repeindra Saint-Etienne aux couleurs du soleil.
Les Transurbaines, biennale de la ville à Saint-Etienne. Du 8 au 21 juin. www.mairie-st-etienne.fr/biennale_ville/
Date de publication : 09/06/2005
Inséré le : 11/05/2005 00:00